Huchon renvoyé en correctionnelle

— 

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire après l'audition houleuse du président (PS) du Conseil régional d'Ile-de-France Jean-Paul Huchon par la brigade financière pour une affaire d'emplois fictifs présumés au sein de l'institution régionale, selon une source judiciaire.
Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire après l'audition houleuse du président (PS) du Conseil régional d'Ile-de-France Jean-Paul Huchon par la brigade financière pour une affaire d'emplois fictifs présumés au sein de l'institution régionale, selon une source judiciaire. — Jean-Loup Gautreau AFP/Archives

Le président (PS) du conseil régional d'Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris pour prise illégale d'intérêt liée notamment à un emploi fictif présumé au bénéfice de son épouse, a-t-on appris lundi de source judiciaire.
Les dates du procès de M. Huchon, qui doit comparaître aux côtés de trois autres prévenus, notamment son épouse Dominique Le Texier-Huchon, doivent être décidées mardi lors d'une audience de fixation devant la 11e chambre du tribunal correctionnel.
M. Huchon, 60 ans, a été renvoyé devant la justice sur citation directe du parquet de Paris et est poursuivi pour "prise illégale d'intérêt" dans le cadre de la passation de quatre marchés publics entre mars 2002 et octobre 2003, et l'emploi de son épouse au conseil régional en 2004.
Cette dernière, âgée de 55 ans, est poursuivie pour "recel de prise illégale d'intérêt".
Une enquête préliminaire a été ouverte en novembre 2004 à la suite d'un courrier anonyme dénonçant des emplois fictifs au sein du conseil régional.
Des perquisitions ont eu lieu en mars 2005 au conseil régional et au domicile de Jean-Paul Huchon.
Dominique Merchez, 48 ans, ancien responsable des marchés au conseil régional et actuel membre de la direction du comité régional du tourisme (CRT) d'Ile-de-France, est poursuivi pour "favoritisme" dans le cadre d'un marché conclu en 2002.
Michel Sajn, 46 ans, chef d'entreprise de la société présumée bénéficiaire, devra quant à lui répondre de "recel de favoritisme".