Facebook: Attention aux vidéos «buzz» et «clash», ce sont des arnaques

INTERNET Des publications sponsorisées sur Facebook annonçant des vidéos buzz et des millions de vues cachent en fait des arnaques qui peuvent coûter cher aux internautes…

V. J.

— 

Un exemple de publication sponsorisée sur Facebook qui cache une arnaque
Un exemple de publication sponsorisée sur Facebook qui cache une arnaque — Capture d'écran Facebook

« Enorme : Quand Canteloup imite Hollande, Macron est mort de rire » C’est tentant, hein ? « Déjà plus de 2.000.000 de vues en 48h ! Vidéo à ne pas rater ! » Bon, vous cliquez… et vous payez !

Un service de micropaiement appelé Internet +

Dans une enquête publiée sur le site Medium.com, Frédéric Martel, présentateur et producteur de l’émission Soft Power sur France Inter, met au jour un type d’arnaque qui se généralise sur Internet, et particulièrement sur Facebook. Avec la complicité des opérateurs mobiles et fournisseurs d’accès ?

>> A lire aussi : Google et Facebook «devront payer des impôts comme les autres», affirme Moscovici

L’arnaque prend la forme d’un post Facebook, une publication sponsorisée, qui promet un buzz ou un clash en vidéo. Il suffit de cliquer. Ce que l’internaute ne sait pas, c’est qu’une fois qu’il a cliqué, il est débité de 1 à 3 euros la minute. Comment ? En passant par le service de micropaiement développé par les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) et appelé Internet + ou Contact +.

A l’origine, celui-ci sert à effectuer et faciliter les achats en ligne de moins de 30 euros, et « bien évidemment », il est activé par défaut chez presque tous les FAI - sauf Free. Mais plusieurs sociétés aux noms passe-partout (Dailysmile. TV, TV-Illimité…) ont détourné son usage.

>> A lire aussi : Les arnaques sur Internet sont en forte augmentation

Une charte déontologique non-respectée

Pour le journaliste Frédéric Martel, l’arnaque est prouvée, car les publications ne respectent pas la charte déontologique des éditeurs de contenus, avec des informations de facturation indiquées en tout petits caractères, « presque illisibles », et annoncent des « exclusivités » qui n’en sont pas, les vidéos étant par ailleurs disponibles gratuitement sur YouTube.

Quant aux fournisseurs Internet et opérateurs mobile, leur responsabilité et leur image sont engagées, et le service de micropaiement est lui-même mis en péril par ces dérives. Le mieux, pour les internautes, est de désactiver l’option Internet +, comme l’explique le blogueur Korben.