Le groupe de hackers LulzSec décapité par le FBI grâce à la collaboration de son chef présumé

HIGH TECH Sabu, leur «leader» présumé, identifié par les autorités l'été dernier, a collaboré avec elles...

A.G.

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Une image emblème du groupe de hackers LulzSec, sur leur compte Twitter.
Une image emblème du groupe de hackers LulzSec, sur leur compte Twitter. — TWITTER.COM/LULLZSEC

Dernière info: Le coup de filet est officialisé. Le communiqué du FBI est ici, et l'acte d'accusation contre le leader présumé du groupe, Sabu, est  là. Il est passible au total de 124 ans de prison.

Fini, la rigolade. Plusieurs membres présumés du groupe de hackers Lulz Security (LulzSec), fondé par des déçus d’Anonymous, ont été arrêtés par le FBI ce mardi dans plusieurs pays, rapporte Fox News. Selon le site de la chaîne de télévision, qui s’appuie sur des sources anonymes, les autorités américaines et britanniques viennent d’arrêter trois hommes et d’inculper deux autres pour piratage organisé et pour leurs liens présumés avec le groupe de hackers LulzSec. D’après Fox News, deux de ces personnes viennent du Royaume-Uni, deux résident en Irlande, et une autre vit à Chicago, aux Etats-Unis.

Les cinq hackers présumés qui sont tombés dans les filets du FBI sont: Ryan Ackroyd («Kayla»), Jake Davis («Topiary»), Darren Martyn («pwnsauce»), Donncha O’Cearrbhail («palladium») et Jeremy Hammond («Anarchaos»). «Nous sommes en train de décapiter LulzSec. C'est un coup dévastateur contre cette organisation», s'est félicité un enquêteur du FBI. Ces membres de LulzSec ont tous été arrêtés après que leur ancien leader, un certain Hector Xavier Monsegur («Sabu» sur Internet), les a trahis. L’homme de 28 ans, père de deux enfants, avait été identifié par le FBI en juin dernier et a ensuite collaboré en secret avec le gouvernement américain, selon des sources de FoxNews. Hector Xavier Monsegur avait plaidé coupable en août dernier de douze chefs d'accusation.

Les cyber-attaques contre Sony et la CIA l'an dernier étaient signées LulzSec

Ces dernières années, les hackers associés à ce groupe ont revendiqué plusieurs cyber-attaques contre de grandes entreprises comme Sony et Nintendo, le site officiel de la CIA ou encore le Sénat américain.

Fin juillet 2011, les cyber-gendarmes britanniques avaient déjà arrêté Topiary, un hacker de 19 ans suspecté d’être le numéro 2 de LulzSec, qui fait partie des hackers inculpés pour piratage ce mardi. Interrogé par 20 Minutes quelques temps avant les faits, l’expert en sécurité David Perry estimait que les membres de LulzSec «ne pourraient pas échapper indéfiniment aux forces de l’ordre» et «finiraient en prison». Mais l’arrestation du cerveau du groupe et d’une poignée de hackers, aussi influents soient-ils, signera-t-elle réellement la fin de LulzSec?