La PS Vita de Sony, d'abord pour les gamers

JEU VIDEO Sony lance ce mercredi sa console portable qui veut se distinguer des smartphones en s'adressant d'abord aux gamers...

Joël Métreau

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La PS Vita, la console portable de Sony, sortie le 22 février 2012.
La PS Vita, la console portable de Sony, sortie le 22 février 2012. — no credit

Au milieu des smartphones et des tablettes, qui ont conquis un nouveau public de joueurs, les consoles portables ont-elles encore de l'avenir ? Le constructeur Sony y croit en lançant ce mercredi sa PS Vita sur les marchés européen et américain, en dépit de ventes décevantes au Japon depuis le 17 décembre 2011. Après l'avoir eue en main quelques semaines, nos impressions s'avèrent concluantes.

Grande nouveauté : une surface arrière tactile

Pas d'effet relief comme chez son concurrent Nintendo et sa 3DS, mais un bel écran 5 pouces HD, lumineux et entièrement tactile. Pas forcément original, mais large et très appréciable pour naviguer avec réactivité dans les menus. Tactile aussi côté pile grâce à l'une des nouveautés: le pavé arrière est dotée d'une surface qui réagit aux doigts. De quoi donner des perspectives innovantes aux game designers.

La PS Vita peut se connecter directement sur le PC, après y avoir installé un logiciel de gestion de contenu. Il est donc possible d’embarquer de la musique, notamment en format mp3, ou des vidéos. Mais si cet engin se veut à la fois lecteur multimédia et appareil photo (caméras devant derrière qui permet aussi la réalité augmentée), il est surtout dédié au jeu.

«Notre cible est gamer et technophile»

«Sur un smartphone, on pratique d'abord le jeu à l'occasion. Nous voulons redonner nos lettres de noblesse au jeu vidéo sur portable. Notre cible est gamer et technophile», assène Arnaud Gueydan, chef de groupe hardware chez Sony. La preuve: la présence, outre des touches directionnelles, d'action et des gâchettes, de deux joysticks analogiques, discrets et précis, qui donnent l'impression de tenir en main une manette.

La PS Vita est disponible en version wi-fi (249,99 euros) ou avec 3G wi-fi (299 euros). Sony s’est d’ailleurs allié en France avec l’opérateur SFR au lancement de la PS Vita. Le problème principal de la console, c'est son autonomie: cinq heures en utilisation intensive. Presque de quoi donner envie de rester dans son canapé avec cette console. Un comble pour un engin nomade. Mais ceux qui l’amèneront dans les transports et dans les voyages apprécieront son confort.

Détecteur de mouvements, applications Facebook et Twitter…

Au lancement, une cinquantaine de jeux, dont une partie disponible via la plateforme Playstation Store. Le titre phare qui exploite les possibilités de la PS Vita, c'est une des franchises exclusives de Sony: «Uncharted: Golden Abyss». L'aventurier Nathan Drake profite ainsi du détecteur de mouvements pour garder l'équilibre au-dessus des précipices. Les jeux peuvent être pratiqués via une cartouche physique ou insérés sur la carte mémoire après téléchargement sur la PS Vita ou via la PS3.

Les jeux apparaissent à l'écran comme autant d'applications en forme de bulles, qu’on peut réagencer comme sur n’importe quel smartphone. Adieu la XrossMediaBar, au design qui peut paraître froid et bonjour le multitasking ! Jusqu'à cinq applis peuvent être ouvertes simultanément.

De quoi signifier via les applications Facebook ou Twitter qu'on vient de gagner contre Federer sur «Virtua Tennis 4» ou de regarder sur l'application «Near» si des voisins (jusqu’à 3 kilomètres) sont prêts à relever le défi d'un «Fifa Football». Sont également disponibles les applications Flickr pour le partage de photos (on peut aisément faire des captures d’écran) ou Foursquare pour devenir maire de son quartier.