Nicolas Sarkozy salue la fermeture de Megaupload

TELECHARGEMENT L'Elysée dénonce les «profits criminels» des dirigeants du site...

Avec Reuters

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Nicolas Sarkozy, à Vaucouleurs, le 6 janvier 2012.
Nicolas Sarkozy, à Vaucouleurs, le 6 janvier 2012. — POL EMILE/SIPA

Megaupload fermé, l'Elysée se frotte les mains. Le président français Nicolas Sarkozy a salué jeudi soir la fermeture du site de téléchargement accusé par la justice américaine de violation des droits d'auteur.

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Les fondateurs de la plateforme de partage de fichiers, l'un des plus importants sites de téléchargement au monde, sont accusés d'avoir entraîné plus de 500 millions de dollars de perte pour les ayant-droits et d'avoir généré 175 millions de dollars de profit via les abonnements et la publicité .

 

Sarkozy veut une collaboration entre Etats

«La mise à disposition illégale, par ce service, d’œuvres protégées par le droit d'auteur, permettait à ses promoteurs de réaliser des profits criminels sous la forme de recettes publicitaires ou d'abonnements de ses usagers», estime l'Elysée dans un communiqué publié dans la nuit de jeudi à vendredi.

 

«La lutte contre les sites de téléchargement direct ou de streaming illégaux, qui fondent leur modèle commercial sur le piratage des œuvres, constitue une impérieuse nécessité pour la préservation de la diversité culturelle et le renouvellement de la création», poursuit la présidence française.

 

«C'est le financement des industries culturelles dans leur ensemble qui est mis en cause par ce type d'opérateurs. Le moment est donc venu d'une collaboration judiciaire et policière active entre Etats pour porter un coup d'arrêt à leur développement.»

 

L'Hadopi étendue?

Le chef de l'Etat «invite les ministres concernés ainsi que la Hadopi (Haute autorité de lutte contre le téléchargement illégal) qui vient d'engager une consultation à ce sujet, à étudier rapidement l'utilité de compléter notre législation par de nouvelles dispositions et à lui faire, le cas échéant, des propositions en ce sens», conclut le communiqué. L'Hadopi se concentre en effet sur le trafic peer-to-peer, et pas sur le streaming ou le téléchargement direct.

 

Le candidat socialiste à l'élection présidentielle du printemps, François Hollande, a proposé jeudi de supprimer l'Hadopi et de la remplacer par une loi prévoyant un financement de la création artistique par les acteurs de l'économie numérique. La loi qui a créé Hadopi prévoit contre le téléchargement illégal des sanctions pouvant aller jusqu'à la suspension de l'accès à internet. La Haute autorité a adressé ses premiers avertissements aux internautes en octobre 2010.