Piratage: Le ministère de la Culture dément télécharger illégalement

HIGH TECH Il rejette dans un communiqué les accusations des internautes qui soutiennent depuis mercredi que la rue de Valois a piraté plusieurs films, séries, morceaux de musique et même jeux vidéo...

A.G.

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Capture d'écran du blog anti Hadopi Nikopik, qui accuse l'Elysée et le ministère de la Culture de télécharger illégalement en peer-to-peer.
Capture d'écran du blog anti Hadopi Nikopik, qui accuse l'Elysée et le ministère de la Culture de télécharger illégalement en peer-to-peer. — CAPTURE D'ECRAN/20MINUTES.FR

Après utilisation du site YouHaveDownloaded, des lecteurs du blog anti Hadopi Nikopik ont fait savoir mercredi que le ministère de la Culture téléchargeait illégalement.  Un pavé dans la mare alors que la rue de Valois s’échine à envoyer depuis plus d’un an des avertissements aux pirates et à rendre attractives les offres légales.

Le ministère de la Culture ne pouvait donc pas rester dans le silence après de telles accusations. Ce jeudi, la rue de Valois a envoyé un communiqué de presse affirmant que «l’ensemble de ces allégations» apparaissait «infondé». «La direction des systèmes d'information du ministère veille strictement à l'utilisation qui est faite des ordinateurs de son parc», a souligné le ministère de la Culture. «La configuration de son réseau empêche la connexion à des réseaux de pair-à-pair [peer-to-peer], ce qui exclut toute possibilité d'usage de tels réseaux à des fins de téléchargement illégal», a ajouté le ministère, précisant que des «vérifications internes» étaient en cours. Les adresses IP incriminées auraient-elles alors été détournées?

 La méthodologie de l’Hadopi pas comparable avec celle de YouHaveDownloaded?

Pour le ministère de la Culture, «le procédé utilisé par le site YouHaveDownloaded.com ne peut en aucune manière être comparé avec la méthodologie [de] l'Hadopi», pourtant fondée elle aussi sur les adresses IP. «Les constatations effectuées par ce procédé ne peuvent donc remettre en cause le processus mis en place par l'Hadopi, en particulier en ce qui concerne la fiabilité des constats établis à partir d'une adresse IP», a estimé la rue de Valois.

Pourtant, un représentant de l’Elysée avait affirmé le contraire il y a deux semaines au micro de RTL: «Les adresses IP ne sont pas fiables car elles peuvent être piratées». Chose que soutient également un responsable du site YouHaveDownloaded lui-même: «Une adresse IP n'est pas une donnée fiable pour identifier un internaute. Celle-ci peut être usurpée ou détournée.»