La fin d'un monde

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Mer de boue, « montagne d'eau noire », « menace d'apocalypse nucléaire », Le Nouvel Obs raconte sinon la fin du monde, du moins la fin d'un monde. « Le temps s'est arrêté, plus d'heure, plus d'avant, plus d'après. […] Il y avait une ville, des hommes, des familles, la vie. Il n'y a plus rien. Seulement de la boue sale, des débris broyés et des corps englués. » Et cette image en une, d'une jeune femme réfugiant sa vie sous une couverture. La même que l'on retrouve sur plusieurs hebdos cette semaine, du Pèlerin à Paris Match. A l'échelle des univers, l'onde

de choc japonaise n'a bougé l'axe de rotation de la terre que de dix centimètres,

« modifiant la durée du jour solaire de quelques millisecondes », mais c'est pourtant dans un tout autre espace que l'humanité a basculé,

et la nuit semble infinie.