Stocker ses données dans les nuages

Christophe séfrin

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L'un des centres de données de Microsoft, à Chicago, aux Etats-Unis.
L'un des centres de données de Microsoft, à Chicago, aux Etats-Unis. — R. DUVAL / MICROSOFT

Ça plane pour l'informatique. Avec le cloud computing, terme évoquant le stockage de données sur des serveurs extérieurs, auxquels on accède via Internet, nous entamons une révolution numérique. « On emploie déjà des services cloud avec nos messageries ou en partageant des photos sur Facebook », rappelle Marc Jalabert, directeur du marketing et des opérations chez Microsoft France. Ou en utilisant Google Docs, qui stocke en ligne nos textes, tableurs…

Sauvées sur le Net
Concrètement, le cloud ne ressemble pas à un cirrostratus. « On parle de centres de données de la taille d'un terrain de football. Y sont empilés des centaines de milliers de serveurs de la taille de boîtes à pizzas », explique Jalabert. En Europe, Microsoft en possède deux : un en Hollande, l'autre en Irlande. Une partie de notre patrimoine numérique s'y trouve sans doute. A moins qu'il ne soit ­dupliqué dans un data center de Chicago. Le cloud, c'est aussi des « coffres forts numériques », comme Dropbox, sorte de clé USB virtuelle qui stocke des gigaoctets de données. Plus besoin de disque dur externe : on accède à ses fichiers depuis un ordinateur connecté ou un smartphone. « 3% des Français font de la sauvegarde en ligne », indique Axel Dreyfus, président d'Axalot, solution de stockage sur le cloud. C'est peu par rapport aux Américains, mais les revenus estimés du marché du cloud en France atteindraient 1,9 milliard d'euros en 2011, selon le cabinet Markess International.

le projet UV

Mené par le consortium Digital Entertainment Content Ecosystem (Dece), le projet UltraViolet veut offrir à l'acheteur de Blu-Ray, DVD ou VOD, une copie numérique de l'œuvre payée. Celle-ci sera stockée dans un coffre virtuel. L'acheteur pourra disposer de ses programmes sur douze appareils (PC, tablette …).