Internet mobile illimité : On achève bien le client français

<a href='http://www.gizmodo.fr'>Gizmodo.fr</a> en partenariat avec 20minutes.fr

— 

Après avoir lu cela ou encore ça, il est aisément imaginable que vous ne doutez plus que les opérateurs mobiles français prennent leurs clients (vous, donc) pour des pigeons en leur vendant des vrais-faux forfaits internet mobile “illimités” limités à 500 Mo de trafic par mois (et bridage ou coupure de l’accès si dépassement).

Giz’ a fait un petit tour à l’étranger pour comparer avec nos forfaits les plus connus.

Et force est de constater qu’un exil en Angleterre doit être envisagé pour les gros consommateurs de trafic data.

Allons tout d’abord en Suisse…

Nous avons commencé par notre petit tour par la Suisse. L’opérateur national local, Swisscom, a dévoilé pas plus tard que hier (23 novembre), un forfait data “illimité”.

Son prix est de 85 francs suisses (env 64 euros) par mois et comprend une allocation mensuelle de données de 5 Go avec un débit maximal théorique de 21 Mbps.

En lançant ce forfait, l’opérateur a également augmenté le débit de ses clients qui bénéficiaient d’un accès à 3,6 mbps. Il leur propose désormais un accès confortable de 7,2 mbps.

Cette augmentation de la vitesse de téléchargement maximale est possible depuis que l’opérateur a terminé la mise à niveau de son réseau avec la technologie HSPA, accessible par plus de 92% de la population suisse.

En Angleterre…

C’est l’offre de l’opérateur Three qui a retenu toute notre attention.

Pour 25 livres par mois (29 euros), le client peut bénéficier d’un crédit représentant un trafic data de 1 Go par mois, 3000 SMS ou 500 minutes de communications. C’est le principe du “pay as you go” (payez ce dont vous avez besoin).

L’ajout de 500 Mo de trafic coûtera 5 livres (5,9 euros) à l’utilisateur. On est (très) très loin du coût démesuré du Mégaoctet supplémentaire facturé par nos bons opérateurs français… à un tel point que la commission européenne avait du intervenir pour instaurer un plafond après des cas de sur-facturation.

Three (groupe Hutchison 3G UK Limited) propose également des forfaits avec abonnement mensuel et période d’engagement.

Pour 25 livres par mois (29 euros environ) et un engagement de 24 mois, l’abonné pourra profiter d’un trafic data d’un giga, 5000 SMS, 5000 “Three-to-Three minutes” (communications entre abonnés), et 2000 minutes vers le reste des opérateurs, soit 33 heures d’appels !

Comme si cela ne suffisait pas, les communications VoIP – Skype pour Three – sont incluses et non-surtaxées. En France, les contrats des opérateurs interdisent encore cet usage, sauf surtaxe pour certains.

En Allemagne…

Nous nous sommes arrêtés sur l’offre d’un MVNO, en l’occurrence “1und1″ (1et1 en France, bien connu des webmasters). S’il ne possède pas son propre réseau, il revend une offre d’accès internet mobile en fournissant des garanties de service.

Ainsi, l’utilisateur puise dans une légère réserve mensuelle de 250 Mo. Lorsque ce quota de trafic n’est pas atteint, son débit maximal est de 7,2 Mbits.

Au-delà, une fois dépassé, l’utilisateur pourra continuer à naviguer sur le web avec un débit de… 64 kilobits par seconde. Autant dire rien du tout, mais cela à le mérite d’être clair : le prestataire joue la transparence contrairement aux opérateurs français, qui la encore, ne se contentent que de parler d’une limitation ou bridage sans plus de précisions.

Après ce très rapide tour d’horizon, on ne peut que se rendre à l’évidence : le client français est un pigeon.