France.fr: le site censé promouvoir l'image du pays en rade jusque fin août

HIGH-TECH Il va falloir changer d'hébergeur et vérifier l'ensemble des paramètres...

C.C. avec AFP

— 

DR

Le fail de France.fr, une saga de l'été? Le site internet officiel censé promouvoir l'image de la France, indisponible depuis le 14 juillet, quelques heures seulement après son lancement, ne devrait pas redevenir opérationnel avant fin août, a indiqué ce jeudi le service d'information du gouvernement (Sig).

«Nous sommes en phase de conclusion des audits sur les causes ayant entraîné la fermeture de France.fr», a expliqué le Sig dans un communiqué. «Il est probable que nous devrons, malgré la période estivale et en tenant compte des contraintes administratives et réglementaires propres aux marchés publics, changer d'hébergeur et vérifier l'ensemble des paramètres d'un site complet et complexe (3.000 pages, 12.000 liens, un million de documents indexés, cinq langues).»

«France.fr a déjà englouti son budget»

France.fr vise à donner des informations pratiques sur l'Hexagone, l'un des rares pays européens qui ne disposait pas encore de site, et se voulait ainsi une clef d'entrée pour les étrangers, touristes, investisseurs, médias ou observateurs internationaux. Pour l’instant, c’est raté.

D’autant que les incidents techniques coûtent cher. «France.fr a déjà englouti son budget», affirment Les Echos ce jeudi: 862.705 euros ont été consacrés au lancement du site et «les problèmes actuels pourraient alourdir ce budget et empêcher de futurs développements», souligne le journal.

«Cela n'engloutit rien du tout»

«Cela n'engloutit rien du tout. Cela met en oeuvre des processus financiers supplémentaires extraordinairement limités par rapport au budget global», a répliqué Thierry Saussez, le directeur du Sig. «Cela ne mettra en cause aucun développement du site, ni la version participative prévue en novembre. Au contraire, on la prend en compte aujourd'hui dans les audits et les processus de sécurité», a-t-il ajouté.

Ouvert le 13 juillet à 23h, le portail a connu ses premiers dysfonctionnements dès le lendemain vers 10h, des documents en anglais se retrouvant par exemple sur la partie en français. Après quelques interventions, le Sig décide de fermer le site vers 15h30, après avoir reçu 65.000 connexions en quelques heures, la nuit de son lancement.