« Lost planet 2 », de gros monstres à Défaire d'abord à plusieurs

Joël Métreau
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Un univers luxuriant de science-fiction.
Un univers luxuriant de science-fiction. — capcom

   Venu du pays de Godzilla, « Lost Planet 2 », développé par Capcom, contient un bon paquet de monstres. Déjà, le premier opus se distinguait par ses créatures gigantesques et la gestion d'une barre d'énergie qui descendait au fur et à mesure que le héros traversait des paysages glaciaires au risque de se congeler. Ici, jungle, désert et villes succèdent au grand blanc. Autant abandonner l'idée de faire la campagne seul, car si on choisit des coéquipiers juste animés par l'intelligence artificielle, ils ne se montreront pas vraiment à la hauteur. Le titre est bâti autour de l'expérience de la coopération via Internet. Un nombre de quatre joueurs, en chair, en os et en ligne se révèle le meilleur moyen de venir à bout des pirates et des Akrids, bestioles géantes, au cours de combats – lâchons le mot – épiques, comme ce ver géant qui nous rejoue L'Attaque du grand rapide version science-fiction.
  La jouabilité, raide, aurait néanmoins gagné à évoluer depuis le premier « Lost Planet » et il faudra fermer les yeux sur des défauts pénibles : l'impossibilité de rejoindre une mission en cours et le système de sauvegarde, tout aussi sadique que frustrant, obligeant à tout reprendre après le « game over ». Dans ce jeu d'action et de tir, le scénario ne sert que de liant embrouillé entre les épisodes. Dommage, car le design des personnages et plus largement de cet univers « Star Wars » à la nippone possède un beau potentiel.