L'iPad, elle est née la tablette Apple

Philippe Berry

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Un iPod Touch sous stéroïdes... Et beaucoup plus que cela... La tablette Apple a été présentée, hier à San Francisco, par son PDG Steve Jobs lors de sa « keynote », conférence au rituel quasi messianique. Comme attendu, l'iPad embarque un écran de 9,7 pouces, finalement LCD et rétroéclairé par des LEDs pour une vision de presque 180°, une puce Apple A4 à 1GHz et de 16 à 64 Go de mémoire Flash. Le tout pour moins de 700 grammes et un peu plus d'1 cm d'épaisseur.

Ecran connecté (wi-fi et 3G, selon les modèles), ordinateur tactile avec la suite bureautique iWork et compatible avec les 140 000 applications iPhone (en mode fenêtre ou plein écran par extrapolation des pixels), console de jeux portable gérant le multitouch. Cette ardoise veut trouver sa place entre les netbooks (ordinateurs ultraportables bon marché) et les smartphones.

Mais surtout, l'iPad, qui adopte le format ouvert ePub, pourrait bien signer l'arrêt de mort d'autres eReaders moins performants. Cinq éditeurs sont déjà à bord de l'iBookstore : Penguin, Harper Collins, Simon & Schuster, Macmillan, Hachette Book Group. Le rendu du New York Times, en couleurs, donne un vilain coup de vieux au Kindle.

Apple a frappé fort côté prix. Attendu aux alentours de 1 000 dollars, l'iPad sera finalement commercialisé entre 499 dollars (sans 3G et 16 Go) et 829 dollars (3G et 64 Go). Pour tirer le prix vers le bas, l'iPad ne dispose pas d'appareil photo ni de Webcam. La tablette sera disponible partout dans le monde dans deux mois - et trois mois pour la version 3G international, équipée d'une puce non verrouillée, qui devrait fonctionner chez tous les opérateurs. Reste à savoir à quels prix seront disponibles les abonnements pour les échanges de données. W