tourner, monter et poster, sans Flipper

Christophe Séfrin

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« In ze pocket ! » Précédées par un excellent buzz venu d'outre-Atlantique où elles existent depuis deux ans, les caméras de poche Flip Ultra HD débarquent en France. Distribuées par Cisco, elles s'engagent à rendre la capture et le partage de vidéos plus simples qu'avec un classique caméscope. De la taille d'un appareil photo compact numérique, l'aspect de l'Ultra HD ne se différencie guère de celui des autres Pocket Cam déjà vendues dans l'Hexagone, comme la Creative Vado HD, la Samsung U10BP ou la Kodak Zi8.

L'extrême simplicité d'usage restant la marque de fabrique de ce type d'appareil, la prise en main de la petite dernière ne déroge pas à la règle. Ainsi, nul besoin de mode d'emploi pour comprendre que l'écran couleur de 2 pouces (5 cm) sert de viseur, ou qu'il suffit d'appuyer sur le petit déclencheur central pour débuter et interrompre le tournage d'un clip. Là où Flip fait la différence, c'est une fois connecté à un Mac ou un PC grâce à sa prise USB extractible. Dès lors, la caméra dévoile son logiciel de montage incorporé : chaque séquence tournée peut être rognée en faisant simplement glisser un petit curseur à l'écran. Puis titrée et associée à d'autres clips, un fondu enchaîné généré automatiquement servant d'enchaînement. Reste à sauvegarder son oeuvre sur son disque dur, à la graver sur DVD, à l'envoyer par courriel où à la poster sur YouTube ou Dailymotion : autant d'opérations qui ne requièrent ici aucune connaissance particulière.

A noter que si Flip ne prend pas de photos, il est possible d'extraire des images JPEG de ses vidéos. Testée par 20 Minutes, la Pocket Cam vendue 199 euros confirme sa réputation. Manquant sensiblement de profondeur et ayant tendance à générer du bruit vidéo en basse lumière, la qualité des images (1 280 x 720) est réelle, avec un son satisfaisant. On déplore cependant la faiblesse du zoom numérique 2x. De leur côté, édition, montage et partage sont un jeu d'enfant. W