Le business du jeu vidéo s'est pris une pause

À Cannes, Joël Métreau

— 

« Avatar » d' Ubisoft compte parmi 
les blockbusters qui sortiront fin 2009.
« Avatar » d' Ubisoft compte parmi les blockbusters qui sortiront fin 2009. —

Dans un box étroit, des représentants de la distribution chaussent des lunettes. Ubisoft leur offre une petite séance express d'« Avatar » en 3D, jeu adapté du prochain film de James Cameron. A l'Interactive & Digital Festival (Idef), du 30 juin au 2 juillet à Cannes, les éditeurs rencontraient des distributeurs qui préparaient déjà les fêtes de Noël. C'était aussi le moment de dresser le bilan d'un premier semestre moyen.

Les éditeurs s'accordaient pour expliquer la baisse des ventes par de gros lancements en 2008 : « GTA IV », « Mario Kart », « Wii Fit » avaient explosé les records. Ils relativisent donc l'impact de la récession. « Les loisirs à domicile, ce n'est pas un poste de dépense que les gens vont amputer », affirme James Rebours, directeur général Europe du Sud de Sega. Pas de crise, plutôt une phase de « maturité » dans le secteur, en attendant les prochaines innovations technologiques. Et là, les regards se tournent vers le projet Natal de Microsoft, avec reconnaissance vocale et détection des mouvements. Pour jouer sans manette. A court terme, les éditeurs parient sur leurs blockbusters de fin d'année, tout en voulant éviter un engorgement des rayons, comme pour les jeux DS en 2008. Avec ses différentes gammes, Electronic Arts espère offrir « davantage de lisibilité dans les linéaires », selon Philippe Sauze, directeur France. « Si le consommateur ne se retrouve pas, il reportera sa décision d'achat », renchérit Antoine Seux, directeur général France chez Capcom. W