« Street Fighter », un classique de la baston remis dans le coup

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Révisez vos combos, faites faire de la gymnastique à vos doigts. Car ce doyen des jeux de combat - il a poussé son premier cri dans les salles d'arcade il y a déjà vingt-deux ans - revient sur les consoles next gen. Pour la sortie de « Street Fighter IV », l'éditeur japonais Capcom a annoncé avoir mis en rayon deux millions d'exemplaires dans le monde. Qui seront sans doute rapidement écoulés. Car ce dernier jeu déclenche l'enthousiasme avec son animation fluide, sa prise en main rapide, et surtout son mélange subtil entre 2D et 3D. Certes, certains tableaux sont un peu cheap, et les manettes des consoles pas toujours adaptées aux coups spéciaux. Mais pas de quoi se priver d'enchaîner des duels bien nerveux et de faire pleurer de rage vos amis en leur imposant votre maîtrise des enchaînements, que la jouabilité rend précis.

Mais jouer à « Street Fighter », c'est aussi, pour les plus âgés, retrouver un goût nostalgique de Raider (l'avant-Twix) et de nuits blanches. Car on y croise les personnages emblématiques de la série, tout juste reliftés d'un léger effet cel-shading : Ken, Ryu (et son fameux hadoken), Chun-Li... La bombe a d'ailleurs l'honneur d'être l'héroïne de la deuxième adaptation du jeu au cinéma. « Street Fighter : The Legend of Chun-Li » sort aux Etats-Unis aujourd'hui. Et comme son réalisateur avait déjà commis l'adaptation de « Doom », on craint que seul l'ennui soit mortel. ■ Joël Métreau

Sur PS3 et Xbox 360, environ 70 euros.