Picto, un projo petit mais costaud

Christophe Séfrin - ©2008 20 minutes

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Finis les vidéoprojecteurs lourds, encombrants et bruyants. Le Pico (« petit ») d'Optoma réinvente la projection de documents, de photos et de vidéos. Exemple de miniaturisation réussie, Picto tient dans la main. Exit la traditionnelle ampoule qui chauffe et qu'il faut refroidir, l'appareil est équipé d'une LED. Embarquant la technologie DLP de Texas Instrument, le Pico dispose d'une carte mère « de la taille d'un demi-ongle », explique Thierry Millet, directeur général d'Optoma. Résultat, il mesure 50 x 15 x 103 mm pour un poids de 115 g, l'équivalent d'un téléphone portable.

Pas question pour autant de se faire une toile avec une image de 3 mètres de base. Lors de nos essais, le Pico (fourni avec deux batteries d'une autonomie de deux heures chacune), s'est montré doué pour projeter sur un mètre de base, environ. Selon Thierry Millet, « l'idée du Pico est d'accompagner les utilisateurs d'iPod, de mobiles Nokia N95 ou N96 ou de consoles PSP ». Globalement satisfaisant, malgré une qualité de son perfectible, le Pico reste un peu cher, 350 euros environ. D'autant qu'il faut acheter un kit de câbles pour iPod (env. 40 euros) ou Nokia (env. 18 euros), voire un trépied (env. 20 euros).

En embuscade, Aiptek arrive avec son Pocket Cinéma, un picoprojecteur moins cher (env. 300 euros), qui possède en plus une mémoire interne de 1 Go et un slot pour carte SD. 3M et Toshiba devraient investir le secteur prochainement. Sans oublier les fabricants de mobiles, qui, en intégrant la picoprojection à certains téléphones, ont bien l'intention ne pas passer à côté de cette nouvelle manne.