Rue du Commerce dans la tourmente après avoir mis en vente des déguisements d'enfants déportés

BAD BUZZ Le site de vente en ligne a proposé à la vente des tenues d'enfants déportés...

A.B.

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Capture d'écran du site Rue du Commerce, le 25 avril 2017.
Capture d'écran du site Rue du Commerce, le 25 avril 2017. — Rue du Commerce

Mais comment ces tenues se sont-elles retrouvées en vente sur Rue du Commerce ? Ce mardi, le site de e-commerce est dans la tourmente après avoir proposé à la vente en ligne des tenues d’enfants déportés, s’attirant les foudres de nombreux internautes et créant un bad buzz dont il se serait bien passé.

C’est dans la rubrique « jeux et jouets » que les tenues, disponibles pour filles et garçons, ont été commercialisées sur le site de Rue du Commerce par le vendeur « happy fête ». Des « tenues » vendues au prix de 30 euros et proposées en tailles 10, 11 et 12 ans. « Veste, pantalon, fausse chemise, sac, chapeau et badge d’identification », la fiche produit de l’article précise qu’il s’agit là d’une tenue complète.

Indignation sur les réseaux sociaux

Pour le site de commerce en ligne, propriété du groupe Carrefour depuis début 2016, la publicité est plus que mauvaise et sur Twitter, les réactions indignées se sont multipliées.

Tenues retirées et audit en cours

Très rapidement, les tenues d’enfants déportés ont été retirées du site. Contacté par 20 Minutes, Rue du Commerce tient à « présenter ses excuses ». Le site de vente en ligne « condamne fermement la mise en vente de ces produits », qui « ont immédiatement été retirés de la vente dès les premiers signalements d’internautes ». Les fiches produit ne sont ainsi plus accessibles sur le site.

« Rue du Commerce est un "market place" où les flux de fournisseurs et de produits sont colossaux », confie-t-on du côté du site. Mais un « audit interne des procédures de mises en ligne des produits a été diligenté à la suite de cet incident, afin qu’un tel événement ne se reproduise plus ». Le site n'en est malheureusement pas à son premier bad buzz et avait déjà fait bondir de nombreux internautes avec une campagne publicitaire sexiste.