Vl'la le printemps: On a testé Pot, le pot de fleur connecté de Parrot

JARDINAGE Célèbre pour ses drones, ses casques audio ou ses solutions Bluetooth pour voiture, Parrot a fait germer Pot. Derrière ce pot de fleurs connecté, beaucoup de techno pour aller au secours des jardiniers en herbe qui n’ont (définitivement pas) la main verte…

Christophe Séfrin

— 

Le Parrot Pot promet jusqu'à un mois d'arrosage automatisé.
Le Parrot Pot promet jusqu'à un mois d'arrosage automatisé. — PARROT

Parrot, ce récidiviste. Après avoir planté dans nos intérieurs son capteur pour plantes vertes Flower Power en 2013, le constructeur lance Pot, son pot de fleurs connecté. Mais sa philosophie diffère. Là où Flower Power jouait les lanceurs d’alerte en prévenant son utilisateur de la nécessité d’arroser la plante à laquelle on l’avait associé, Pot est autonome. Lui aussi connecté à une application dédiée, il peut aller jusqu’à arroser les plantes tout seul. Comprenez : « si vous n’avez pas la main verte, Pot est fait pour vous ! ». Finis, donc, les Ficus Benjamina ou Chrysalidocarpus Lutescens achetés chez Ikea qui dépérissent faute d’entretien adapté. Avec Pot, Parrot fait la promesse de plantes vertes pouvant pratiquement jouer les immortelles.

8.000 plantes au choix

Pour nos tests, Parrot nous a livré son Pot déjà planté : un Lys de Colombie aux boutons floraux prometteurs n’attend plus que d’ensoleiller notre intérieur. Cette plante, nous la connaissons bien, nous les accros de Silence ça pousse sur France 5 : elle est du genre docile. Un mode d’emploi imprimé accompagne Pot. En soulevant le sommet du pot, on découvre un bac caché dans lequel devront être logées 4 piles AA (fournies).

Le système d'arrosage intégré du Parrot Pot.
Le système d'arrosage intégré du Parrot Pot. - PARROT

 

Une réserve de 1,2 litre d’eau est également à remplir. L’application Flower Power (Android et iOS) fait le reste : création d’un compte ; sélection de la plante parmi 8.000 propositions (on peut identifier la sienne avec des photos, si besoin) ; choix de son environnement (intérieur ou extérieur). Il est même possible d’ajouter la photo de sa propre plante une fois en place.

Un lys qui dépérit…

Equipé de capteurs d’humidité, de lumière, de température de l’air et d’un capteur pour le contenu de l’engrais, notre pot connecté effectue à chaque ouverture de l’application le check-up de notre lys. Nous avons choisi un mode d’arrosage totalement automatisé. Il est aussi possible de l’optimiser pour que la consommation d’eau puisse s’étaler sur un mois, mais aussi de passer en mode manuel, ou de le customiser selon le taux d’humidité de la terre. C’en est presque technique.

Les petites buses du Parrot Pot arrosent la plante lorsque nécessaire.
Les petites buses du Parrot Pot arrosent la plante lorsque nécessaire. - PARROT

 

Quoi qu’il en soit, 4 minuscules buses se mettront en route le moment venu pour arroser la plante. Effet Waouh la première fois. Inquiétude cependant durant les 15 premiers jours suivant l’installation de notre petite protégée : l’application nous indique qu’elle manque de lumière. Or, c’est précisément devant une fenêtre que nous l’avons installée… Las : notre lys fleurit mais ses feuilles ne tardent pas à se dessécher. Son arrosage est pourtant parfaitement effectué. La plante finit même par passer de vie à trépas en quelques semaines. Manque de pot. Un sujet fragile ? On ne le saura jamais.

… et un Calathea qui grandit

Voulant en avoir le cœur net, nous renouvelons nos tests avec un Calathea roseopicta, une plante d’intérieur au feuillage marbré qui, dans un classique pot, nous donnait jusqu’alors un peu de fil à retordre : ses jolies feuilles ornementales ne cessaient de faner. Nous procédons à son transfert dans Pot, l’identifions à travers son application et vérifions sur la fiche fournie les consignes d’entretien. Cette fois, Pot nous indique qu’un peu moins de lumière est nécessaire à la bonne croissance de notre plante. Coté température, on pourra se satisfaire de celle ambiante. Exit la fenêtre du bureau, nous opérons un repli prudent loin de la lumière directe. Avec succès : cela fait désormais 2 mois que Pot et notre Calathea semblent vivre en parfaite harmonie. Deux nouvelles feuilles sont même apparues. Impossible cependant de vérifier durant nos déplacements si tout va bien : Pot se connecte en Bluetooth à notre smartphone et non en Wifi, comme le ferait un système d’alarme ou de chauffage connecté. Il faut donc veiller aux bons réglages de l’arrosage avant de partir en vacances.

>> A lire aussi : La maison du futur (5/5): Le jardin, pièce à vivre… comme les autres!

Reste que Pot est cher. Vendu 149 euros sur le site du constructeur (mais on peut le trouver à 99 euros ailleurs…), il n’est définitivement pas à la portée de toutes les bourses. Pot est aussi (trop) petit : 2,4 litres de capacité uniquement. Et pas forcément d’une esthétique à remporter tous les suffrages. On aimerait voir sa technologie adaptée à l’entretien de plusieurs plantes simultanément. Car avec pareil budget, il y a pratiquement de quoi reverdir totalement son intérieur en s’offrant moult Philodendron, Ficus et autres Dracaena. Ou prendre quelques cours de jardinage.