«A cure for life»: 20th Century Fox fait de la promo à coups de fausses infos, elle s'excuse

MARKETING Le film « A cure for life » a bénéficié d’une campagne Web s’appuyant sur des sites créés par des équipes marketing de la Fox relayant de fausses informations…

H.S.

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Illustration du film "A cure for life" produit par la Century Fox.
Illustration du film "A cure for life" produit par la Century Fox. — AP/SIPA

La maladresse a du mal à passer outre-Atlantique. Dans le cadre de la promotion du film A cure for life, la société de production américaine  20th Century Fox, a mis en place une campagne numérique en créant des sites alimentés par de fausses informations. L’ émergence des « Fake News » depuis l’élection de Donald Trump et le recours aux « faits alternatifs » par son cabinet, inquiètent une frange de l’opinion publique et les médias traditionnels.

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Vendredi, un porte-parole de 20th Century Fox fait de la promo à coups de fausses infos, elle s'excusea présenté ses excuses auprès du site Buzzfeed News. « Notre campagne digitale était inappropriée à bien des égards, d’autant que nous nous travaillons chaque jour pour établir une relation de confiance avec nos clients », a-t-il déclaré. Le 13 février dernier, le site pointait cinq sites d’informations locales ayant publié de faux articles intégrant des éléments promotionnels du film. Plusieurs bandeaux publicitaires renvoyaient également vers le site officiel de A cure for life.

Un film sur un faux médicament

« A cure for life évoque un faux médicament qui ne soigne pas les gens mais les rend encore plus malades. Dans le cadre de notre campagne publicitaire, nous avons créé un faux site sur la santé et nous avons collaboré avec un créateur de fausses infos » a ajouté un porte-parole de l’autre société de production, Regency. Des canulars qui visaient spécifiquement Donald Trump, l’un des articles annonçant notamment la suppression de la vaccination pour les enfants.

Dans un mail envoyé au New York Times, le représentant de 20th Century Fox, Dan Berger a expliqué : « Pour attirer l’attention sur nos films, nous essayons à chaque fois de repousser les limites traditionnelles du marketing pour adresser un message créatif aux consommateurs. Mais cette fois-ci nous avons eu tort. Nous avons passé en revue notre stratégie en interne (…) pour que de telles erreurs ne se reproduisent pas ».

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Interviewé par le célèbre quotidien, Richard Edelman, PDG d’une société de relations publiques, a dénoncé un procédé pervers : « C’est contre-productif. Je ne pense pas que les fake news fassent rire les gens en ce moment (…) le danger étant que le public ne soit plus capable à force de distinguer ce qui est réel et ce qui relève du canular ou de la propagande ». Les sites sont toujours accessibles mais les liens des faux articles renvoient désormais directement vers le site officiel du film.