Les internautes rendent hommage aux «victimes» du massacre inventé de Bowling Green

TWITTER Les internautes se sont moqués de Kellyanne Conway, la conseillère de Donald Trump qui a inventé le massacre de Green Bowling…

P.F.
— 
La conseillère de Donald Trump Kellyanne Conway sur NBC News, le 22 janvier 2017.
La conseillère de Donald Trump Kellyanne Conway sur NBC News, le 22 janvier 2017. — NBC News

Kellyanne Conway a encore fait montre de son penchant pour les « faits alternatifs » et visiblement pour la conseillère de Donald Trump, plus c’est gros, plus ça passe. Elle n’a pas hésité à inventer une attaque terroriste dans la ville de Bowling Green dans le Kentucky lors d’une interview sur la chaîne MSNBC pour justifier le décret interdisant l’entrée des ressortissants de sept pays à majorité musulmane signé par le Président Trump.

>> A lire aussi : Quand la conseillère de Donald Trump invente un massacre pour justifier le décret anti-immigration

Le mensonge de Kellyanne Conway n’a cependant pas fait illusion bien longtemps, en particulier sur les réseaux sociaux où les internautes se sont montrés particulièrement imaginatifs pour illustrer cet atroce massacre qui n’a jamais eu lieu et pour se moquer de la conseillère de Donald Trump.

« Honte à Kellyanne Convay qui essaie de politiser le massacre de Bowling Green dans lequel j’ai perdu la vie. »

« Cela me rend malade de voir que la presse ne couvre pas des événements qui ne se sont pas produits. »

>> A lire aussi : Les tweets de Donald Trump vont-ils permettre de sauver des chiots (et des chatons)?

Des New-Yorkais en ont même profité pour descendre dans la rue et organiser une veillée en hommage aux fausses victimes de cette fausse attaque terroriste, en brandissant pour certains des pancartes : « Nous avons survécu au massacre de la vérité ».

Les initiatives pour dénoncer ce nouveau « fait alternatif » évoqué par Kellyanne Conway sont allées très loin puisque un site Internet a été lancé afin de récolter des fonds pour les victimes. Il s’agit bien entendu d’un site parodique où les donations sont en fait destinées à l’ACLU, l’association américaine des libertés civiles, qui défend la liberté d’expression et de manifester et lutte contre les discriminations.