Réchauffement climatique : Donald Trump accusé de censurer les tweets d’un parc national

CENSURE Le parc national des Badlands avait tweeté plusieurs informations sur le réchauffement climatique. Elles ont complètement disparu…

C.B.

— 

Donald Trump lors de sa prestation de serment à Washington, le 20 janvier 2017.
Donald Trump lors de sa prestation de serment à Washington, le 20 janvier 2017. — Timothy A. CLARY / AFP

S’agit-il d’un acte de censure ? Trois tweets sur le réchauffement climatique ont disparu du compte officiel du parc national des Badlands.

Ce parc situé dans le Dakota du Sud avait publié mardi sur Twitter des informations précises sur le changement climatique, notamment sur la quantité de dioxyde de carbone présente dans l’air ou encore sur l’acidification des océans. Rappelons que le nouveau président des Etats-Unis, le Républicain Donald Trump, a qualifié le réchauffement climatique de « canular ».

Ces tweets étaient rapidement devenus viraux. Les réseaux sociaux se demandaient notamment si le parc national des Badlands cherchait ainsi à défier l’administration Trump. Il faut dire que cette dernière avait demandé mardi à l’Agence de protection de l’environnement (EPA) et à tous ses employés de ne pas communiquer sur Twitter ni sur Facebook et de n’envoyer aucun communiqué de presse jusqu’à nouvel ordre.

Ce silence médiatique ordonné par Donald Trump concernerait également le ministère de l’Agriculture et celui de la Santé. En tout cas, la disparition des tweets du parc national des Badlands a suscité de nombreuses réactions, certains revendiquant même « Je suis Badlands ».

« Vous ne pourrez jamais nous enlever notre temps libre ! ».

Si l’administration Trump affirme que le compte a été victime d’un piratage qui ne serait donc pas de son fait, le parc ne semble pas vouloir en rester là puisqu’il a déjà créé un nouveau compte Twitter, non officiel celui-là, qui compte 135.000 abonnés.

Il explique notamment « attendre avec impatience le moment où le président Trump l’accusera de diffuser de fausses informations » et lance à l’attention du président et de son administration : « Vous pouvez mettre la main sur notre compte Twitter officiel, mais vous ne pourrez jamais nous enlever notre temps libre ! ».