Sur Twitter, les internautes publient des photos d’Alep avant la guerre et après

SYRIE Pour dénoncer l’horreur des bombardements et du conflit qui a détruit Alep, des internautes postent sur les réseaux sociaux un comparatif en photo de la ville avant et après la guerre…

O. G.

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Capture d'écran de Twitter dévoilant des monuments d'Alep détruits.
Capture d'écran de Twitter dévoilant des monuments d'Alep détruits. — Twitter

Désarroi face à l’horreur. Alors que les combats ont déjà repris dans les rues d’Alep-Est, (Syrie) que les bombardements continuent à détruire ce qui reste de la ville, que les espoirs des habitants d’être évacués sont douchés, les habitants multiplient les messages d’adieux et témoignages terribles sur les réseaux sociaux.

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Et les observateurs du monde entier partagent leur émotion sur Twitter. Certains expriment leur impuissance, leur colère, leur désespoir. D’autres internautes ont eu l’idée de mettre côte à côte des photos de la ville d’Alep, deuxième ville de Syrie, avant le début du conflit qui a débuté en 2011...

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Ville martyre

Des rues grises et vides, des immeubles sans toit ni fenêtre… Ces images puissantes rappellent les films d’histoire qui dévoilaient Berlin, Stalingrad, toutes ces villes martyres de la Seconde guerre mondiale.

Certaines publications dévoilent des sites catholiques ou des mosquées, dévastés par les bombes.

Amnesty avait déjà alerté sur la destruction du patrimoine

Pour ceux qui ne connaissaient pas la Syrie avant guerre, ces quelques photos laissent imaginer les splendeurs d’antan. Et les publications dans les médias et sur les réseaux sociaux de ces photos avant/après se sont multipliés ces derniers jours, avec l’offensive sur Alep, mais les ONG dénoncent depuis des mois les destructions irréparables du patrimoine syrien.

Ainsi, dès le mois d’août, Amnesty International avait alerté sur les sites dévastés. L’ONG avait souligné son inquiétude concernant les sites historiques de la ville, notamment le vieux souk, en partie brûlé, et le minaret de la mosquée des Omeyyades, détruit.

« Qui voudrait rester vivre là-bas ? »

Et d’autres internautes soulignent avec ces images terribles la nécessaire solidarité de l’Occident. Qui doit mieux accueillir ces réfugiés survivants d’une guerre dévastatrice, plaident certains twittos. « Qui voudrait rester vivre là-bas ? », interroge Yoann sur Twitter.