Photos d'Alphand: Fils Trump, Juan Carlos... Ils posent fièrement à côté d'animaux morts

WEB Luc Alphand a posé en Russie avec un mouflon et un ours tués lors de parties de chasse…

R.L.

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Illustration d'un fusil de chasse.
Illustration d'un fusil de chasse. — PEKKARINEN/LEHTIKUVA OY/SIPA

Des images qui ne passent pas. Si Luc Alphand, l’ancien skieur n’est pas à l’origine de la diffusion des clichés sur les réseaux sociaux, ses poses devant des animaux, un mouflon et un ours, tués lors d’une partie de chasse en Russie en septembre, lui valent de nombreuses critiques.

Dans un communiqué sur son site Internet, 30 Millions d’Amis a ainsi fustigé cette pratique. « La Fondation condamne une pratique violente que d’autres célébrités ont déjà tristement popularisée comme le précédent roi d’Espagne Juan Carlos, le prince Harry ou les fils de Donald Trump, candidat à l’élection présidentielle américaine », écrit-elle. Car oui, Luc Alphand est malheureusement loin d’être le premier à s’afficher ainsi.

Le cas Juan Carlos

En 2012, le roi d’Espagne, Juan Carlos, s’est retrouvé dans le viseur des défenseurs des animaux qui l’accusait d’être allé chasser l’éléphant au Botswana pendant que son pays souffrait de la crise. « Je regrette beaucoup. Je me suis trompé et cela ne se reproduira pas », avait finalement déclaré le roi à la télévision, le visage très grave, à sa sortie de l’hôpital.

Cécil le lion et le dentiste

En juillet 2015, la violence de la mort du lion Cecil, animal emblématique du parc national de Hwange au Zimbabwe, a suscité une vague d’émotion à travers le monde. Le dentiste américain à l’origine de la mort de l’animal, Walter Palmer, aurait ainsi déboursé près de 50.000 dollars pour chasser l’animal. Cette dimension économique a pesé dans la mobilisation qui a suivi la publication des premiers articles sur le sujet. Il y a « probablement une réaction de classe : ainsi donc, "les riches" peuvent tout s’acheter, même ce qui ne s’achète pas. », expliquait pour 20 Minutes, Véronique Servais,  psychologue et enseignante-chercheure en anthropologie spécialisée dans l’interaction et la communication entre humains et animaux

>> Lire aussi. Pourquoi la mort de Cecil le lion émeut autant les internautes?

Kendall Jones, la pom-pom girl tueuse d’animaux

En décembre 2015, Kendall Jones, une Américaine de 19 ans, surnommée « la pom-pom girl tueuse d’animaux », choque en postant sur son profil Facebook une photo d’elle avec un puma mort. Cette texane était déjà devenue la cible des défenseurs des animaux en partageant sur sa page Facebook, des photos d’elle à l’été 2014, avec les victimes de ses parties de chasse. Face aux critiques, elle avait dû publier un communiqué pour défendre son activité qu’elle jugeait « 100 % légale ».

« L’ego de certains chasseurs est plus fort que tout »

« Tout ça pourquoi ? Parce que certains individus, une fois de retour de leurs safaris et de leurs beaux (et chers) voyages de chasse, exposent fièrement leur(s) trophée(s) en ligne, sans réfléchir aux éventuelles conséquences », lit-on sur le site Internet chasseurdudimanche.com. Selon le billet d’un chasseur, « l’ego de certains chasseurs est plus fort que tout : il faut « s’afficher » et montrer les trophées que l’on a pu prélever […] Et c’est dans ce genre de cas, on tend le bâton pour se faire battre », dit-il, appelant les chasseurs à éviter ce genre de clichés.