Nicolas Sarkozy «faisait peur» aux Farc, selon Ingrid Betancourt, Twitter se marre

POLITIQUE Invitée lors du meeting de Nicolas Sarkozy au Zenith ce dimanche, Ingrid Betancourt, ex-otage en Colombie, a prononcé une phrase tournée rapidement en dérision...

20 Minutes avec AFP

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Ingrid Betancourt à la tribune au meeting de Nicolas Sarkozy au Zénith de Paris le 8 octobre 2016. AFP PHOTO / MIGUEL MEDINA
Ingrid Betancourt à la tribune au meeting de Nicolas Sarkozy au Zénith de Paris le 8 octobre 2016. AFP PHOTO / MIGUEL MEDINA — AFP

Ingrid Betancourt, Franco colombienne ancienne otage des Farc, a rendu hommage à Nicolas Sarkozy qui a contribué à la faire libérer, assurant que l’ancien président au « passé extraordinaire » avait « devant lui, un futur encore plus grand », dimanche lors d’un meeting au Zénith. « C’est un homme digne d’être président », a lancé Mme Betancourt, devant plus de 6.000 personnes rassemblées au Zénith de Paris selon les organisateurs, où le candidat à la primaire de la droite pour 2017 devait prendre la parole.

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« J’étais enchaînée à un arbre au fin fond de la jungle amazonienne. Nous avons entendu la voix de Nicolas Sarkozy, sur une radio rafistolée qui pendait à la branche d’un arbre. J’ai vu la peur se dessiner sur la face de mes geôliers, sous l’effet de la force des paroles d’un jeune président de la République », a assuré l’ex-otage, séquestrée de 2002 à 2008 par la guérilla marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie.

Cette phrase, relayée sur Twitter, a n’a pas laissé les internautes de marbre. Oscillant entre la perplexité et l’hilarité, nombreux sont ceux à avoir tourné en dérision les déclarations de Betancourt.

« Notre jungle, c’est une France sans boussole, sans espoir, en crise d’identité, sans leader », a également affirmé celle qui vit aujourd’hui entre la France, l’Angleterre et les Etats-Unis. Et Nicolas Sarkozy, battu en 2012 par le socialiste François Hollande, « il est tombé il s’est relevé, il a fait des erreurs, il a eu le courage d’apprendre », selon Mme Betancourt. Elle avait été, avant son enlèvement, candidate à la présidentielle en Colombie pour le parti écologiste.