Les lieux sponsorisés, une mine d'or pour «Pokémon Go»

WEB Le jeu s'apprête à lancer des partenariats avec des commerces...

Philippe Berry

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Une carte de Google Maps à Boston listant les monstres de «Pokémon Go».
Une carte de Google Maps à Boston listant les monstres de «Pokémon Go». — Gotta Catch'em All

Et si Salamèche se cachait au McDo près de chez vous ? Et si H & M était une arène où les joueurs pouvaient s’affronter ? C’est la beauté du système de Pokémon Go : le monde réel est un terrain de jeu basé sur une cartographie ultra-détaillée de nos voisinages. Et selon le patron du studio Niantic Labs, qui l’explique au Financial Times, Pokémon Go va bientôt ajouter des lieux sponsorisés à son business model.

Le principe est le suivant : boutiques, bars et restaurants pourront payer pour être intégrés dans le jeu. Alors que les endroits importants sont surtout, à l’heure actuelle, des parcs, des monuments, des musées et des lieux publics, on pourra trouver des PokéGyms (des arènes) et des PokéStops (où se cachent des objets et des power-ups) chez des commerçants. Ces derniers paieront un « coût par visite » si des joueurs débarquent et pourront sans doute leur offrir une promotion du genre « Vous venez d’attraper Rattata, vous prendrez bien un Big Mac à trois euros ? ».

McDonald’s premier partenaire ?

Un développeur australien, Manu Gill, a en effet déjà trouvé une référence à McDonald’s dans le code de l’app Android. Et la chaîne américaine Best Buy cherche déjà à capitaliser sur le succès du jeu, qui a déjà séduit au moins 10 millions de personnes rien qu’aux Etats-Unis, selon les estimations les plus conservatrices.

Pour Niantic, Nintendo et The Pokémon Company, reste à voir si le soufflé ne retombera pas aussi vite qu’il n’est monté. Mais avec tous les joueurs aperçus à Central Park, au jardin du Luxembourg ou dans une banlieue anonyme de Sydney, le potentiel de « street marketing » à peine effleuré par des apps comme Foursquare et Yelp est immense.

>> Vidéo : C’est quoi, « Pokémon Go » ?