VIDEO. Surfwheel: On a testé le skate mono roue

TRANSPORTS La mode des trottinettes et autres hoverboards électriques ne faiblit pas. Fin mars sera lancé en France le Surfwheel, un skate électrique mono roue que nous avons pu essayer en avant-première…

Christophe Séfrin

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Le Surfwheel sera lancé en France fin mars à 1200 euros environ.
Le Surfwheel sera lancé en France fin mars à 1200 euros environ. — CHRISTOPHE SEFIN/20 MINUTES

On s’y perd un peu dans tous ces objets roulants non identifiés. Des gyropodes aux gyroskates, en passant par les rollers et les trottinettes, la fée électricité s’est chargée de métamorphoser certains joujoux d’hier -et d’en inventer de nouveaux- pour les transformer en modes de transport alternatifs fonctionnant sur batterie. Et voilà qu’arrive le Surfwheel. A un mois de son lancement en France par la firme Eco-Riders, nous avons pu tâter en avant-première cette « presque-planche-de-surf » dédiée à la ville.

L’objet en bois et plastique, est volumineux et lourd (16,5 kg). On sent la volonté de son fabricant (chinois) d’offrir à son engin un côté cool et authentique et de toucher une clientèle de puristes. Mono roue auto équilibrée, le Surfwheel intègre une batterie lui autorisant de 20 à 30 km d’autonomie à 18 km/h environ, selon Antoine Sébis, directeur général d’Eco-Riders. La planche est animée par un moteur brushless (sans frottements) et stabilisée par des capteurs gyroscopiques. Une application iOS et Android permettra de connaître l'autonomie restante, de contrôler son mode de conduite, mais aussi d'enregistrer les kilomètres parcourus.

Pour l’enfourcher, cela nécessite de placer ses pieds de part et d’autre du pneu, en se tenant parallèlement au sens de la route. Pas évident au premier abord, il faut se faire aider ou s’appuyer contre un mur. A la première impulsion donnée (en inclinant légèrement le Surfwheel d’un côté ou de l’autre), la roue est actionnée. Pour avancer, on incline la planche vers l’avant, c’est intuitif. On l’inclinera légèrement vers l’arrière durant la course pour freiner. Problème pour tourner : il est nécessaire de godiller. Les amateurs de « snow » maîtriseront.

Pesant 16,5 kg, le Surfwheel dispose de 20 à 30 km d'autonomie.
Pesant 16,5 kg, le Surfwheel dispose de 20 à 30 km d'autonomie. - CHRISTOPHE SEFRIN/20 MINUTES

Du coup, n’imaginez pas jouer les fainéants sur le Surfwheel, son usage reste un peu sportif. Et autre constat : on regrette que le Surfwheel ait un pneu plein. On repassera donc pour les amortis. Poids de la machine aidant, les franchissements d’obstacles resteront aussi très limités. Monter sur un trottoir est ainsi quasi inenvisageable. Eco-Riders corrigera le tir en 2016 et 2017 avec des Surfwheel sur pneu gonflable dédiés aux sports extrêmes, ce qui est plutôt le créneau de son unique concurrent, le Onewheel. Mais celui-ci est plus cher : 1499 dollars (soit 1380 euros environ), contre 1200 euros, prix de lancement du Surfwheel fin mars.

A n’en point douter, un casque de protection, des coudières et genouillères semblent un équipement plus que recommandable pour se lancer dans l’aventure du Surfwheel. Car autant un smartboard (comme celui utilisé par Florence Foresti lors de la cérémonie de remise du César du Meilleur acteur dans un second rôle !) s’avère plutôt simple à maîtriser, le Surfwheel s’adresse à une clientèle maîtrisant déjà le skateboard. Compliqué d’être un simple débutant et d’aborder la machine si l’on en est resté aux patins à roulette…

Des batteries qui prennent feu

Fin 2015, le marché des smartboards (appelés par certains hoverboard) s’est enflammé… pour de vrai. Attirés par des ventes faciles, certains constructeurs (ou assembleurs) peu scrupuleux de ces planches motorisées sur deux roues se sont fournis en batteries chinoises bon marché. Lesquelles batteries se sont parfois enflammées sans raison lors de leur recharge. Amazon avait alors décidé d’interrompre la commercialisation des engins… «Ce qui coûte cher sur ce type de produit, c’est justement le moteur et la batterie », explique Antoine Sébis, directeur général d’Eco-Riders qui n’équipe ses machines motorisés que de batteries Samsung. Selon lui, le taux de retour des smartboards qu’il commercialise ne serait ainsi que de 3%, contre 50% chez certains concurrents avides d'économies sur les coûts de fabrication.