Apple prévoit le premier recul des ventes d'iPhone de son histoire

TECHNOLOGIE Wall Street s'interroge, alors que le smartphone représente deux tiers des bénéfices de l'entreprise...

Philippe Berry

— 

L'iPhone 6S d'Apple, commercialisé depuis le 25 septembre 2015.
L'iPhone 6S d'Apple, commercialisé depuis le 25 septembre 2015. — APPLE

C’est un peu le pic pétrolier d’Apple. Mardi, en présentant des résultats trimestriels records (75,9 milliards de dollars de chiffre d’affaires et un bénéfice net historique de 18,4 milliards de dollars, quand même), Tim Cook a annoncé une mauvaise nouvelle : les ventes d’iPhone devraient reculer pour la première fois de leur histoire sur le trimestre en cours. Et même si Wall Street l’anticipait depuis un moment, c’est un vrai problème pour l’entreprise, alors que son smartphone représente environ deux tiers de son chiffre d’affaires.

Apple table sur des revenus de 50 à 53 milliards de dollars pour janvier-février-mars. Cela représenterait une baisse d’environ 10 % par rapport à la même période l’an dernier, et le premier recul depuis 2003.

Cela fait plus d’un an que les ventes d’iPhone semblent saturer, mais jusqu’à présent, Apple avait été sauvé par son arrivée sur le marché chinois, qui compensait le ralentissement général. Sauf qu’avec la crise économique actuelle, Cook a reconnu que le marché était « compliqué », notamment à Hong Kong.

« La réalité virtuelle n’est pas une niche »

Alors que les ventes d’iPhone plafonnent et que celles de l’iPad continuent leur dégringolade, Apple cherche de nouveaux relais de croissance. Apple Music a dépassé les 10 millions d’abonnés dans le monde mais cela ne représente qu’une goutte d’eau, tout comme l’Apple TV ou l’Apple Watch.

En attendant une possible voiture électrique (un secret de Polichinelle, selon Elon Musk), Apple semble également s’intéresser à la réalité virtuelle, avec l’embauche récente de plusieurs pointures du secteur. « La réalité virtuelle n’est pas une niche. C’est plutôt cool et il y a des applications intéressantes », a répondu Tim Cook lors de la conférence téléphonique. Certains, comme Mark Zuckerberg, pensent que cette technologie deviendra la prochaine grande plateforme pour l’informatique, après les PC et les smartphones.