Le BlackBerry autorisé en Chine

TECHNOLOGIE Boudé par Paris, l'assistant électronique est accepté par Pekin...

Mohamed Najmi

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Le fabricant canadien de l'assistant numérique Blackberry, le groupe RIM, se lance à l'assaut de l'Europe avec son nouveau "smartphone" qui pour la première fois intègre des fonctions multimédia.
Le fabricant canadien de l'assistant numérique Blackberry, le groupe RIM, se lance à l'assaut de l'Europe avec son nouveau "smartphone" qui pour la première fois intègre des fonctions multimédia. — Paul J. Richards AFP/Archives

Huit ans d’âpres négociations. C’est ce qu’il a fallu au BlackBerry pour pouvoir entrer sur le marché chinois. L’assistant personnel a finalement obtenu l’aval de Pékin. Research in Motion (RIM), la société canadienne qui construit l’assistant électronique, pourra donc vendre ses modèles sur tout le territoire chinois.

Bataille BlackBerry-iPhone

L’annonce chinoise arrive au bon moment pour les Canadiens. Elle intervient une semaine seulement après le lancement aux Etats-Unis de l’iPhone qui espère tailler des croupières au BlackBerrry et quinze jours après que les gouvernements français et allemand ont pointé du doigt «des failles de sécurité» sur les «mûres noires» (Ndlr: traduction de BlackBerry). Craignant l’espionnage, Matignon a même interdit son usage pour tous les personnels du gouvernement.

En Chine, RIM, qui a déjà reçu 5.000 commandes, compte vendre 8.700 terminaux d’ici à fin du mois de juillet.