Les entreprises technologiques font de la résistance à la surveillance grâce au cryptage

TECHNOLOGIE Apple a récemment tenu tête au FBI sur une affaire de surveillance...

P.B.
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Le service iMessage d'Apple est désormais crypté de bout-en-bout
Le service iMessage d'Apple est désormais crypté de bout-en-bout — APPLE

Quand le FBI a demandé à Apple de lui permettre de surveiller en temps réel des messages échangés sur son service iMessage, l'entreprise a répondu, en somme: ce n'est pas que je ne veux pas; c'est que je ne peux pas. Cette affaire, révélée par le New York Times cette semaine, est le dernier clash entre le gouvernement américain et une entreprise technologique. Et ce n'est sans doute pas le dernier.

Apple, comme WhatsApp, utilise un cryptage de «bout en bout». Les clés pour décoder un message sont stockées en local, sur un iPhone, un iPad ou un Mac, et l'entreprise n'y a donc pas accès. Il existe toutefois une exception si les messages sont sauvegardés dans le Cloud. Face au refus d'Apple, le FBI a, pour le moment, jeté l'éponge.

Le FBI «terrifié» à l'idée d'être dans le noir

L'Electronic Frontier Foundation, qui défend les intérêts numériques du public, s'est félicité de la fermeté d'Apple. L'organisation rappelle que le FBI a demandé aux géants du Net d'installer une porte dérobée dans leur système de cryptage et les encourage à continuer de résister.

Le FBI, lui, dénonce ce virage pris par Apple et Google. «L'idée qu'un système ne peut pas être ouvert, même sur ordre d'un juge, même dans une affaire d'enlèvement d'enfant, est terrifiante», déclarait il y a quelques mois son directeur, James Comey. Selon lui, il est «vital», notamment pour la lutte antiterroriste, que les autorités disposent d'un accès. Mais dans une ère post-Edward Snowden, le public ne partage plus forcément son avis.