Automobile: La voiture autonome bientôt testée sur les routes françaises

CIRCULATION Les véhicules de transport de marchandises ou de personnes sont également concernés par le projet de loi...

20 Minutes avec agences

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Illustration de voiture autonome
Illustration de voiture autonome — ITS World Congress

Promesse de voyages tranquilles, de gain de temps et d’économies d’énergie, la voiture autonome sera très prochainement testée sur les routes, dans le cadre de la nouvelle loi de transition énergétique promulguée mardi dernier. Une ordonnance, actuellement en cours de validation interministérielle, doit ainsi être présentée en ce sens début octobre, à l’occasion du salon des véhicules connectés et des transports intelligents, à Bordeaux du 5 au 9 octobre.

Réglementer la circulation des véhicules sans chauffeur sur la voie publique

Ce véhicule du futur, sans conducteur, capable de se garer tout seul ou encore de venir chercher ses passagers quand ils en ont besoin, présente en effet un dernier avantage, non négligeable en termes de préservation de l’environnement : celui de polluer moins, grâce à sa conduite en mode économique permanent. Raison pour laquelle la loi de transition énergétique, portée par la ministre de l’Écologie Ségolène Royal, autorise le gouvernement à adapter la législation « afin de permettre la circulation sur la voie publique de véhicules à délégation partielle ou totale de conduite ». 

Voitures particulières, mais aussi véhicules de transport de marchandises ou de personnes, sont concernés par la future ordonnance. Le texte devra notamment prévoir dans quelles conditions ces engins pourront circuler sans mettre en danger les autres usagers de la route, et définir un régime de responsabilité adapté.

Une expérimentation a été mise en place depuis début juillet

A l’instar de la Google Car, la voiture autonome développée par le géant de l’internet et testée en Californie depuis le mois de juin, des véhicules sans chauffeur pourront donc bientôt rouler aux côtés de voitures traditionnelles, partout dans l’Hexagone.

Des expérimentations de la sorte sont même déjà autorisées en réalité, mais à travers des dérogations, et sans aucun cadre juridique permettant aux entreprises de sécuriser leurs essais. Depuis le début du mois de juillet, PSA Peugeot Citroën teste ainsi cinq véhicules autonomes sur des autoroutes et nationales, au milieu de la circulation, mais les ingénieurs à bord doivent être capables de reprendre les commandes à tout moment.
Mais si le régulateur de vitesse fait déjà partie du quotidien et qu’il est parfois possible de laisser à sa voiture la corvée du créneau, ce n’est toutefois pas encore demain que l’on pourra profiter des embouteillages matinaux pour lire le journal ou regarder un film.

Les premiers modèles français devraient voir le jour d'ici 2018

Les constructeurs automobiles, qui planchent aujourd’hui tous sur cette question, tablent, en effet, davantage sur l’horizon 2025 pour atteindre ce niveau d’autonomie totale des voitures. En attendant, PSA, espère commercialiser ses véhicules actuellement testés à partir de 2018, tandis que Renault pourrait lancer sur le marché sa Next Two dès 2020, une voiture que le groupe veut ultra-connectée, avec délégation de conduite en situation d’embouteillage jusqu’à 30km/h sur voie rapide et fonction voiturier.