Google a désormais jusque fin août pour répondre aux griefs de Bruxelles

HIGH-TECH La Commission européenne enquête pour abus de position dominante dans la recherche sur Internet …

20 Minutes avec AFP

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Le logo de Google
Le logo de Google — Kimihiro Hoshino AFP

Google a bénéficié d’une nouvelle extension, jusqu’au 31 août, du délai octroyé par la Commission européenne pour répondre à ses griefs dans son enquête pour abus de position dominante, a indiqué jeudi un porte-parole du géant californien du net.

« La Commission a rallongé notre délai de réponse jusqu’au 31 août », s’est contenté d’indiquer ce porte-parole dans un communiqué.

Le géant américain accusé de favoriser ses produits

La Commission avait annoncé mi-avril l’envoi au groupe d’une communication des griefs pour abus de position dominante dans la recherche sur Internet. Google s’était vu octroyer initialement dix semaines pour répondre au gendarme européen de la concurrence.

Une communication des griefs est une étape formelle dans une enquête de concurrence, qui permet aux parties d’exercer leur droit à la défense. Google favorise « systématiquement son propre produit de comparaison de prix dans ses pages ». En conséquence, les utilisateurs « ne voient pas nécessairement les résultats les plus pertinents en réponse à leurs requêtes », avait alors expliqué la Commission.

Une enquête ouverte en 2010

« Si l’enquête devait confirmer nos craintes, Google devrait en assumer les conséquences juridiques et modifier la façon dont elle conduit ses activités en Europe », avait averti la commissaire chargée de la Concurrence, Margrethe Vestager.

Dans le pire des cas, Google se verrait contrainte de payer une amende de quelque six milliards d’euros, équivalent à 10 % de son chiffre d’affaires. Le géant du net avait déjà obtenu un délai jusqu’au 17 août, qui vient donc à nouveau d’être prolongé.

L’enquête avait été ouverte fin 2010. Pendant des années, sous la houlette de l’ancien commissaire chargé de la Concurrence, Joaquin Almunia, a cherché à régler le problème par la conciliation, la Commission suggérant à Google de proposer des « remèdes ». Mais les propositions de solutions avancées par Google avaient été retoquées par la Commission à trois reprises. Google avait été blanchi il y a deux ans par les autorités américaines de la concurrence, qui s’étaient contentées d’engagements de bonne conduite.