Lily: Le Drone que vous allez vouloir à tout prix!

DRONE Un français installé en Californie prépare le lancement d’un drone révolutionnaire capable de suivre son utilisateur pour le filmer à tout instant…

Christophe Séfrin

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Le drone Lily sera commercialisé en février 2016.
Le drone Lily sera commercialisé en février 2016. — LILY

Décidément, les Français excellent dans le monde des drones. Face au géant Parrot qui a démocratisé le drone civil avec son A.R. Drone dès 2010, c’est un français de 24 ans nommé Antoine Balaresque qui s’apprête à révolutionner le monde des petits quadricopères. Son truc à lui ? Lily, un drone qui vous suit partout comme un petit chien. Pour l’heure encore à l’état de prototype, Lily fait le buzz dans une vidéo qui donne immédiatement envie de s’offrir le joujou volant.

Un pilotage simplissime

On le constate, Lily n’a rien à voir avec ses concurrents. L’idée d’Antoine Balaresque qui a installé sa start-up en Californie ? Celle d’un drone pratiquement autonome, qui se pilote tout seul. Pas de problème pour le décollage : il suffit de lancer Lily dans les airs comme un vulgaire ballon pour que les rotors de l’appareil se mettent en route et que le drone prenne son envol. Ensuite, Lily suit simplement à une distance allant de 1,75 à 30 mètres une balise GPS et Wifi que l’on peut s’accrocher au poignet. Et Lily dispose aussi d’une caméra VGA avec système de reconnaissance.

Au poignet de l’utilisateur, une balise lui permet de contrôler le drone et à ce dernier, de suivre son maître à la trace. - LILY

Une caméra digne d’une GoPro

Dès lors, le drone peut filmer son utilisateur lors d’une descente de ski, une sortie en jetski jusqu’à 15 mètres de hauteur. Les images sont au choix en 1080p (60 i/s) ou en 720p (120 i/s). Il est possible de prendre des photos en 12 mégapixels. Balaresque assure que la caméra embarquée est digne d’une GoPro. Et depuis la balise, il est possible de contrôler Lily avec de simples touches. Ainsi, le drone pourra au choix nous précéder, nous suivre, nous filmer par la gauche, la droite, ou décrire des cercles autour de nous. Et l’on en contrôle pareillement l’atterrissage : Lily vient se poser doucement dans la main au poignet duquel la balise est attachée.

Quelques défauts de jeunesse

Si l’on ajoute que Lily est étanche jusqu’à 1 mètre (norme IP67) et que sa batterie possède une autonomie de vingt minutes, l’appareil, surnommé « le selfie drone », semble plus que convaincant. Bémol cependant : sans dispositif anti-collision embarqué, Lily ne pourra être utilisé que dans un environnement largement dégagé. Impossible d’imaginer l’utiliser en forêt, par exemple. Volant jusqu’à 40 km/h, l’appareil aurait vite fait de s’y désintégrer. Et Lily étant étanche, sa batterie n’est pas amovible. Il faudra donc attendre 2 heures de charge avant d’effectuer un nouveau vol. En précommande à 699 dollars, Lily devrait être disponible en février 2016. Ensuite, le selfie drone devrait être vendu près de 1000 dollars. Résistera ou résistera pas ?