L’inventeur du SMS est mort

HIGH-TECH L’ingénieur finlandais Matti Makkonen avait eu l’idée du «Short Message Service» en 1984…

Annabelle Laurent
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Illustration d'une jeune femme envoyant un sms avec un iphone 5c, le 8 octobre 2013 à Bordeaux
Illustration d'une jeune femme envoyant un sms avec un iphone 5c, le 8 octobre 2013 à Bordeaux — POUZET/SIPA

On le surnommait «le père du SMS». Inconnu du grand public alors que son invention rythme nos journées depuis plus de 20 ans, l’ingénieur finlandais Matti Makkonen est décédé le 26 juin à l’âge de 63 ans, des suites d’une longue maladie.

Pizza et Joyeux Noël 

L’idée du SMS lui était venue autour d’une pizza, en 1984, lors d’une conférence sur les télécoms à Copenhague, raconte Wired. Matti Makonnen avait alors pitché l’idée du SMS, à une époque où l’on pensait encore que la voix resterait le seul moyen de communiquer. Il avait ensuite fallu des années pour que le premier SMS soit envoyé, le 3 décembre 1992, par un ingénieur anglais, Neil Papworth, au directeur de Vodafone Richard Jarvis. Le contenu du premier SMS: «Joyeux Noël». Au moins un petit peu plus intéressant que le premier tweet de l'histoire

Parce que ni le format des 160 caractères, inventé en 1985, ni le premier envoi de SMS n’étaient de lui, Matti Makonnen jugeait ne pas mériter son surnom de «père du SMS», et il fallut la curiosité de la BBC pour le faire sortir de l’anonymat, en 2012, pour les 20 ans de l’anniversaire du SMS.

Il estimait que la communication sous forme de message texte ne disparaîtrait jamais

Au cours de l’interview conduite par SMS, l’ingénieur expliquait considérer le texto «comme le résultat d’un effort commun pour rassembler des idées et écrire les spécifications du service» et estimait que la communication sous forme de messages texte ne disparaîtrait jamais. «Pas forcément sous forme de SMS. On ne paiera plus pour chaque message.»

L’explosion des services de messages instantanés (iMessage, Whatsapp…) - qui renvoie à la Préhistoire l’époque où l’on comptait scrupuleusement le nombre de caractères de nos SMS - ne peut que lui donner raison. Sans compter l’invasion plus récente des émojis.

Matti Makkonen répond à la BBC, en 2012.