Le site de la Malaysia Arlines piraté par un lézard en haut-de-forme

WEB Le hacking du site de la compagnie aérienne a été revendiqué de manière plutôt confuse...

N.Bg.
Capture d'écran du message posté par les pirates du site de la Malaysia Airlines le 26 janvier 2015.
Capture d'écran du message posté par les pirates du site de la Malaysia Airlines le 26 janvier 2015. — DR

Malaise chez Malaysia Airlines. Alors que la compagnie aérienne doit encore composer avec les conséquences des crashs récents de deux de ses avions (l’un perdu au large de l’Australie, l’autre abattu dans le ciel ukrainien), son site Internet a été piraté dans la nuit de dimanche à lundi.

En lieu et place de sa page d’accueil, malaysiaairlines.com affichait une tête de lézard en haut-de-forme et les mentions «404 – Plane not found» et «Hacked by Cyber Caliphate». «Cyber Caliphate», comme le groupe proche de l’organisation Etat islamique qui avait temporairement pris le contrôle des comptes Twitter et YouTube du commandement américain au Moyen-Orient début janvier.

Update: Malaysia Airlines site is back online, after it was hacked by Lizard Squad today http://t.co/ssxihFY48G pic.twitter.com/wIEI21uHHd
— The Next Web (@TheNextWeb) January 26, 2015



Mauvaise blague et humour noir

Quel rapport entre Daesh et la Malaysia Airlines? A priori aucun. C’est en effet sur le compte Twitter du groupe de hackers Lizard Squad que l’opération a été annoncée et revendiquée. Or le Lizard Squad s’est surtout fait connaître par des attaques en ligne dans le monde du jeu vidéo, notamment à l’encontre de Xbox Live et PlayStation Network en fin d’année dernière. Avec leur humour noir («plane not found», avion non trouvé, est une référence à l’avion disparu de la Malaysia Airlines) et leur passif, leur allégeance à la cyberarmée de Daesh semble plus relever de la mauvaise blague.

La gravité de leur attaque, elle, est un peu surestimée. Car même s’ils assurent être en possession d’un «butin» sous forme de données privées dérobées à la Malaysia Airlines, on attend d’en voir la couleur, et la compagnie aérienne assure que ses données n’ont pas été compromises. D’ailleurs, l’opération contre le commandement américain au Moyen-Orient était elle aussi censée dévoiler des infos confidentielles, mais n’avait au final proposé que des données déjà rendues publiques.

Quant à l’effet nuisible du piratage de cette nuit, il est là encore limité. La compagnie malaisienne avait rapidement mis en place un site parallèle pour que ses voyageurs puissent s’enregistrer, et son site principal était de nouveau opérationnel ce lundi en cours de journée.