Apple marque la sécurité sur smartphones de son empreinte

SECURITE Le nouvel iPhone 5S sortira le 20 septembre. Le smartphone d’Apple se distingue en proposant un déverrouillage par lecture d’empreintes digitales. Innovation ou gadget?...

Christophe Séfrin
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Le nouvel iPhone 5S avec lecteur d'empreinte intégré.
Le nouvel iPhone 5S avec lecteur d'empreinte intégré. — GLENN CHAPMAN/AFP

C’est l’une des spécificités du nouvel iPhone 5S d’Apple*. Le bouton «home» sur lequel il fallait jusque-là appuyer pour déverrouiller ses aînés (avant, éventuellement, de taper un code secret à quatre chiffres), cède la place à un lecteur d’empreintes digitales. Celui-ci utilise une technologie maison baptisée Touch ID. Dès lors, l’utilisateur aura le choix de l’activer ou non, de conserver un simple code ou... pas de code du tout (comme le feraient 50% des utilisateurs de mobiles!).

Dossiers, photos, vidéos, applications marchandes... Nos smartphones accueillent désormais un volume considérable de données parfois très personnelles. Qu’il faut impérativement protéger. «Nos téléphones méritent autant d’attention que nos cartes bancaires», nous indiquait récemment un hacker reconverti, travaillant pour LookOut, la start-up américaine spécialisée dans la protection des smartphones.

L’équivalent d’un code à 10.000 chiffres

Pour Apple, ce lecteur d’empreintes digitales va beaucoup plus loin qu’un simple code. Interrogé par 20 Minutes, le constructeur indique qu’à titre de comparaison, le déverrouillage de l’iPhone 5S avec une empreinte digitale équivaudrait à saisir un code à 10.000 chiffres. Il est simple à mettre en oeuvre (jusqu’à cinq empreintes peuvent être programmées) et rapide d’emploi: on pose le doigt sur le petit bouton rond sous l’écran du téléphone et on le relève, la première page du «bureau» du téléphone s’affichant automatiquement.

Protection contre les voleurs et contre les personnes malintentionnées qui voudraient jeter un oeil sur le contenu de l’iPhone 5S, Touch ID semble particulièrement efficace, d’après nos premiers essais. «Chaque empreinte digitale est unique, il s’agit de la protection optimale utilisée par les plus grandes autorités», assure Apple. La reconnaissance faciale ne pouvait par exemple pas être envisagée. Trop risquée, selon la marque.

Applications à empreintes

Une avancée? Sans doute, mais elle n’est pas nouvelle: Motorola avait tenté d’implanter un lecteur d’empreintes sur l’un de ses anciens téléphones. A l’époque, son fonctionnement laissait à désirer. En fait, c’est certainement à plus long terme que l’on comprendra quels bénéfices peuvent être tirés de Touch ID. Si, pour l’heure, la fonction servira à déverrouiller l’iPhone 5S (mais aussi à valider ses achats sur l’AppStore et iTunes), Touch ID pourra, dans un second temps, intégrer des applications pour valider des paiements par exemple.

Ce n’est pas encore à l’ordre du jour, les développeurs n’ayant pas encore accès à son API (kit de développement), mais «on peut tout imaginer», indique Apple. Pour le moment, la marque à la pomme précise que les empreintes digitales de ses futurs utilisateurs ne seront pas stockées dans ses serveurs, mais seulement dans le processeur A7 des iPhones 5S sous forme de codes mathématiques. iO7, le nouveau système d’exploitation d’Apple n’y accédera pas.

*Le 5S est proposé à 199, 299 et 399 dollars aux Etats-Unis (en 16 Go, 32 Go et 64 Go).

>> Cinq choses à retenir sur les nouveaux smartphones d'Apple:

Vidéo de Thomas Lemoine