«Diablo 3», une surprise d'enfer sur Xbox 360 et PS3

Joel Metreau

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Le hack'n'slash «Diablo 3» est sorti sur les consoles de salon Xbox 360 et PlayStation 3.
Le hack'n'slash «Diablo 3» est sorti sur les consoles de salon Xbox 360 et PlayStation 3. — Blizzard entertainment

Certains ont ricané quand le développeur américain Blizzard, créateur des franchises «Starcraft» et «Warcraft», avait annoncé en février dernier que son «Diablo 3» allait connaître un portage sur consoles de salon. Comment ça? Le roi des hack’n’slash, du dézingage tous azimuts en donjons avec butin à la clé, allait être joué à la manette? Hérésie? Appât du gain? Et pourtant, «Diablo3», sorti hier sur Xbox 360 et sur PlayStation 3, n’a pas à rougir de sa version PC. Au contraire. Il devrait même réussir à capter un nouveau public, rétif aux touches et à la souris.

Son et lumière

«Diablo 3» (environ 50 euros) reste en effet très fidèle à son modèle PC. Certes, il est moins joli à regarder, les textures se sont émoussées. Mais le son et lumière qu’offrent les vagues de sorts et de coups lors des combats n’a pas perdu en intensité, le spectacle reste total et fluide. Les possesseurs de petits écrans télé risquent toutefois de plisser parfois les yeux à vouloir scruter les détails.

Des parties à plusieurs sur le canapé

L’essence addictive et immersive de «Diablo 3» a été conservée, les cinq classes d’origine sont de retour. Barbare, féticheur, sorcier, moine ou démon, de quoi susciter l’envie de se créer plusieurs personnages. Et on retrouve le contenu original du jeu: les donjons avec leurs couloirs et recoins, les boss et les quêtes, et bien sûr du butin à la pelle, pour faire progresser son personnage. Des donjons qu’on pourra parcourir jusqu’à quatre en ligne, sans contrainte.  Grande nouveauté par rapport à la version PC: on peut jouer seul et hors ligne dans son coin ou s’embarquer à plusieurs sur son canapé dans une partie sur un écran commun. L’absence d’écran splitté suscitera des engueulades, des complicités…

Une interface simple et claire

Ce n’était pas gagné, mais Blizzard a réussi à transposer la jouabilité de la version PC. L’interface a été forcément modifiée, et optimisée pour tirer au mieux parti des touches limitées des manettes. Grâce à un habile système de roue, on habille son personnage en quelques tours de pad. Les transactions avec les marchands, les forgerons et les bijoutiers sont simples. Du côté des arbres de talent, qui définissent les compétences des personnages, on perd en profondeur. Mais il y a suffisamment de choix pour varier les rôles et les tactiques.

Les joueurs qui possèdent déjà la version PC, sortie en mai 2012 et vendue à plus de 12 millions d’exemplaires, peuvent snober ce portage. Mais ceux qui ont vibré avec les rares hack’n’slash sur les consoles d’avant-dernière génération («Sacred 2», «Torchlight», «Bastion»…) trouveront dans «Diablo 3» des heures de plaisir à se promener dans un ténébreux monde d’heroic fantasy.