jeu vidéo

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Les tournois de jeux vidéo peuvent rapporter gros. Lors de leur création au milieu des années 90, ces événements ne faisaient gagner que des petits lots : remporter un tee-shirt ou un porte-clefs relevait du miracle. Organisés en France par les enseignes spécialisées (Micromania, Score Games), ils servaient surtout à promouvoir l’arrivée d’un nouveau titre, en partenariat avec les éditeurs. Cette époque est révolue. Aujourd’hui, les meilleurs joueurs remportent des voitures de sport dernier cri, des voyages de rêve ou des grosses sommes d’argent. Et la discipline dispose de sa ligue depuis 1997, la Cyberathlete Professional League (cpleurope.com). Chaque année, ses compétitions réunissent plus de deux millions de passionnés. Parrainée par Intel, la première édition française vient de se terminer au Palais du Festival de Cannes. Durant trois jours, 280 joueurs se sont affrontés sur des jeux de stratégie, d’action et de sport célèbres. En jeu : 25 000 .. Alléchant, mais bien peu face aux marchés américain et asiatique, où ces tournois permettent de se constituer une petite fortune. Pour exemple, lors des premiers World Cyber Games, à Séoul, en décembre 2001, 389 meilleurs joueurs venus de 37 pays concourraient pour décrocher un pactole de 300 000 $. Pour l’édition 2003 qui propose 100 000 $ de plus, les présélections nationales ont commencé (rens. sur www.wcg-france.com). Avis à ceux qui ne croient plus au Loto. Sébastien Berthoud