On a testé le robot masseur Wheeme

Anne Kerloc'h

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Papouilles du soir, espoir. A défaut de bras secourables pour un massage détente, on tente les roues motrices. Celles du Wheeme de Dreambots distribué par Logicom Robotics. Ce petit robot masseur se promène tout seul sur les dos alanguis grâce à son moteur et son système antichute, à la vitesse de 4, 5 cm/seconde. Il suffit de choisir entre les modes «vibration», «relaxation» ou «dancing» (comprendre : amplitude de déplacement plus large).

Testé, Wheeme révèle un caractère bien à lui. Plus porté sur la varappe que sur la rando en vallée, il s'obstine à s'échapper du bas du dos pour escalader le mont fessier. De l'inconvénient d'être cambré. Cette envie d'explorer les sommets est en revanche bien utile pour en haut du dos puisqu'il s'occupe de remonter jusqu'aux épaules et de les malaxer l'une après l'autre avant de s'attarder sur les cervicales avec allégresse. Sans doute le moment le plus agréable du massage… Jusqu'à ce que ses roues s'empêtrent dans les cheveux. Après un léger moment de panique, un patient détricotage capillaire et une ode a la barrette, on rapprivoise la bête.

Si le système antichute est très relatif en cas de bougeotte, Wheeme livré à lui-même sur un dos plat s'active sans faillir. Au final, il réussit effectivement à nous relaxer, au point qu'on s'endort sous ses petites roues. Un masseur infatigable qui ne dit jamais non sauf en cas de piles usées et à petit prix ? Ça va, on peut dire oui au Wheeme