Avec sa Playbar, Sonos surfe sur la mode des barres de son

Christophe Séfrin
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La Playbar peut être posée devant le téléviseur ou accrochée à un mur.
La Playbar peut être posée devant le téléviseur ou accrochée à un mur. — SONOS

Le marché des barres de son pour les téléviseurs pousse le volume: il s’en est vendu 130.000 en France l’an passé selon le Gfk. Aux 134 références existant déjà sur le marché vient s’en ajouter une nouvelle: la Playbar de la marque Sonos, vendu 699 euros environ. Spécialiste de l’audio multi-room grâce à ses enceintes connectées Play: 5 ou Play:3, Sonos est parti, comme d’autres, d’un postulat: «Depuis dix ans, nos écrans sont de plus en plus fins et ce, eu détriment du son», selon Olivier Chemin, responsable de Sonos France. D’où la Playbar dont Sonos ne dit rien de la puissance, mais révèle qu’elle intègre 6 haut-parleurs médium-grave et 3 tweeters, tous couplés à un amplificateur numérique de Class D. 

Un équipement à compléter

Une fois branchée au téléviseur par le biais de son entrée optique, la Playbar diffuse un son extrêmement limpide, pointu et précis, avec une spatialisation très performante à l’avant. Hélas, aucun procédé de surround virtuel ne permet d’obtenir un son enveloppant. Frustrant… «De toute façon, il faut pour cela une pièce parfaitement symétrique, avec un système de calibration», justifie Sonos. Qui préfère peut-être laisser ses clients compléter leur équipement avec une paire d’enceintes Play:3 (299 euros chacune) et son caisson de graves baptisé Sub (699 euros) pour se façonner un véritable ensemble 5.1… avec une addition proche de 2.000 euros.

Question: la Playbar se justifie-t-elle à elle-même? Oui, si l’on est avant tout amateur de musique, la barre de son épaulée par une application dédiée (intégrant Deezer, Spotify et des milliers de webradios) pouvant se piloter avec un smartphone ou une tablette et remplacer une chaîne hifi. Dans le cadre d’un home-cinéma, il lui manquera cependant un surcroît des graves pour être totalement convaincante.