Nouvelle vague rose en sud-Isère

Manuel Pavard

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On le pressentait au soir du premier tour, les chiffres du second tour sont venus le confirmer : comme en 2007, la gauche – qui arrache également deux circonscriptions du nord-Isère – fait le grand chelem en sud-Isère en remportant les six circonscriptions.
Un scrutin sans grande surprise puisque les candidats PS et EELV étaient déjà tous arrivés en tête le dimanche précédent. Selon les résultats complets (4e et 5e) ou partiels (1re, 2e, 3e, 9e), les cinq députés PS sortants sont ainsi tous réélus et devancent largement leur challenger UMP : Geneviève Fioraso (58,34 %), Michel Issindou (65,35 %), Michel Destot (66,13 % %), Marie-Noëlle Battistel (57,93 %) et François Brottes (61,85 %).

Poids lourds
Suppléant de Geneviève Fioraso, Olivier Véran, qui siégera donc à l'Assemblée nationale, s'est dit « ravi de partager ce bonheur et de contribuer à donner une majorité à la gauche ». Une satisfaction partagée par Michel Issindou, « comblé de l'ampleur de sa victoire » dans la 2e circonscription : « J'ai un peu tremblé ce matin, mais je savais que le candidat de gauche arrivé en tête au 1er tour l'emporterait. » Son adversaire malheureuse, Magalie Vicente (UMP), n'était quant à elle « pas trop déçue. Approcher les 35 % face à un candidat en place depuis des années, c'est un bon résultat. C'était une campagne prometteuse pour l'avenir. »
A côté des poids lourds socialistes, la seule nouvelle tête est donc l'écologiste Michèle Bonneton. Dans une circonscription – la 9e – rendue indécise par l'absence d'André Vallini, la candidate EELV arrive devant l'UMP Julien Polat avec 54,09 % (après dépouillement de 96 % des bulletins). « Je remercie tous les élus, militants et électeurs qui ont fait le bon choix », a réagi, radieuse, la nouvelle députée sud-iséroise.