Un chantier assisté par hélicoptère

TRANSPORTS Les travaux nécessitent la fermeture de la ligne Gières-Montmélian...

Véronique Vigne-Lepage

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Depuis samedi et jusqu'au 2 septembre, plus un train ne circule entre Gières et Montmélian… Comme l'été dernier. Cette fois, les travaux visent à électrifier cette ligne, maillon du sillon alpin sud en cours de modernisation. Pour éviter une trop longue gêne aux quelque 5 500 usagers quotidiens concernés, RFF n'a donné à Cegelec Mobilty, titulaire du marché, qu'un délai de trois mois. « Pour le tenir, nous avons préparé au maximum les équipements et jusqu'à 150 personnes vont travailler en équipes de 6 h à 22 h, explique Damien Lesur, chef de projet. Mais surtout, nous allons avoir recours pour la première fois à des hélicoptères au lieu des habituels trains de chantier, lents et qui peuvent, en cas de panne, bloquer l'avancée des travaux. »

Cent rotations par jour

A partir d'aujourd'hui et pendant trois semaines, un appareil et son pilote expérimenté vont transporter, un à un, les 1 800 poteaux nécessaires. Ces poteaux de 5 à 7 m parcourront 2 km dans les airs, accrochés à un filin. « Par sécurité, l'hélicoptère ne volera qu'au-dessus de la voie ferrée, affirme le chef de projet, et des agents s'assureront de la bonne fermeture des passages à niveau, commandée dès avant le décollage ». Enfin, pour limiter les nuisances sonores, ces quelque 100 rotations quotidiennes n'auront lieu qu'en semaine, de 6 h à 12 h et de 14 à 18 h. Il restera ensuite à caler les poteaux avec du béton, puis à dérouler des câbles de cuivre. Un accrochage, quelques réglages… et l'ensemble – la « caténaire » – sera opérationnel.

Encore plus de cars de substitution

Pour remplacer les trains, la SNCF fait circuler cet été près de 200 autocars par jour. Certains, directs, entre Grenoble et Chambéry, d’autres desservant toutes les gares. Elle annonce des dessertes de pointe à la demi-heure, voire au quart d’heure, ou encore la création d’un arrêt, le matin, au pôle d’emploi de Crolles : autant de points discutés avec les représentants de l’ADTC (Association pour le développement des transports en commun) à partir de l’expérience de l’été dernier. « Globalement, nous avons obtenu ce que nous demandions. Même s’il reste des problèmes, comme la desserte de la gare de Gières, qui intéresse plus de monde que ne le pense la SNCF, cela semble démarrer  correctement», assure Nathalie Teppe, l’une de ses membres, qui s’en assure régulièrement sur le terrain.

Plus d’infos : www.ter-sncf.com