Ce que va changer le regroupement des IUT

Chantal Féminier

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Les Instituts universitaires de technologie (IUT) sont, dit-on, l'une des meilleu-res voies de formation de l'enseignement supérieur. Ceux de l'Académie de Grenoble vont encore optimiser leur potentiel grâce à un projet de regroupement sans doute inédit en France. Ils viennent de créer l'Association des IUT du sillon alpin qui va leur permettre de coordonner leur offre de formation, de mieux l'identifier et surtout d'avoir plus de poids. « Avec plus de 10 000 étudiants, si nous mettons en place des représentations communes, nous allons avoir de nouvelles possibilités de négociation face à nos partenaires, les branches professionnelles, et face aux présidents d'université dont nous dépendons », souligne Jean-Yves Médina, directeur adjoint de l'IUT2 de Grenoble dont le directeur, Lionel Filippi, préside pour trois ans l'association.

Reprise d'études
Pour les étudiants, cela signifiera des programmes plus cohérents, une plus grande mobilité. Mais aussi, et ce fut un peu l'acte fondateur de l'association, de nouvelles perspectives : « Actuellement, ils peuvent soit poursuivre leurs études, soit entrer dans le monde du travail. Nous allons leur proposer une troisième voie : grâce à la formation continue et à des accords avec les employeurs, un titulaire d'une licence pro pourra, par exemple, intégrer une entreprise puis, cinq ans plus tard, quitter son emploi pour effectuer un master, avec la garantie de retrouver son poste à la sortie… », annonce Jean-Yves Médina, bien conscient que ce projet précurseur « préfigure la future université Grenoble-Alpes. »

L'association en chiffres

Les cinq IUT du sillon alpin (Annecy, Chambéry, Grenoble 1, Grenoble 2 et Valence) représentent ensemble une offre de 22 spécialités de DUT (industriels, technologiques et de services) et de 71 licences professionnelles. Ils réunissent 10 225 étudiants, 750 enseignants, 1 325 vacataires et 305 membres du personnel administratif et technique.