Mik Izif explore la techno depuis 1992

Manuel Pavard

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Mik Izif propose un mélange de mix et live techno, teinté de minimal et acid.
Mik Izif propose un mélange de mix et live techno, teinté de minimal et acid. — Jred ouille

À33 ans, Mik Izif, à l'affiche demain de Lumières sur la Bastille, s'impose comme une valeur montante de la techno française. Des raves et free-parties aux clubs et festivals, il sillonne depuis vingt ans les routes des musiques électroniques.

Un set adapté à tout dancefloor
Mik Izif est tombé dans la marmite dès l'adolescence : « J'ai découvert les musiques électroniques en 1992 avec la techno de Detroit et l'acid house de Chicago. A 14 ans, j'animais une émission sur une radio locale près de Roanne, et j'ai acheté des platines. » A 15 ans, il organise ses premières fêtes, « des mini-raves dans une grange inhabitée, avec deux enceintes et une bande de potes » qui formera plus tard le crew Izif. S'ensuit, à partir de 1997, une période de plus de dix ans, « à fond dans la free-party », avec les sound-system Izif, puis Sono Pirate Unit depuis 2002. Des années de voyages – en Italie notamment –, de fêtes, de musique, de rencontres. Toujours impliqué dans ce milieu, Mik Izif a entamé il y a cinq ans une carrière solo et lancé son label, Physical Records. « C'est un retour aux sources. Je joue quatre à six fois par mois et j'arrive à en vivre. Je ne roule pas en Mercedes mais c'est pas le but. » Son mix-live techno, teinté de minimal, electro ou acid, « qui s'adapte à tout dancefloor », l'a mené au Canada, au Portugal, en Tchéquie, avant peut-être « l'Asie, son rêve absolu ».