Le Sud-Isère encore épargné

Chantal Féminier

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Les quelques gouttes de pluie tombées mercredi n'y sont pour rien : le sud du département serait plutôt favorisé par rapport à d'autres territoires français et même rhônalpins en termes de ressource en eau. Le comité de vigilance sécheresse de l'Isère, qui s'est réuni mardi à la préfecture pour faire le point sur l'état des cours d'eau et des nappes souterraines, n'a pas été contraint de prendre des mesures de restriction.

L'apport de la fonte des neiges
« Je m'attendais à pire, commente Robert Javellas, représentant de la Frapna à ce comité. Depuis deux mois, il pleut très peu mais ce qui a permis de recharger les nappes phréatiques, ce sont les précipitations de novembre et décembre. Sans être excédentaires, elles sont à un niveau correct. » Ainsi les agriculteurs n'ont pas d'inquiétude pour les semis de printemps et EDF peut remplir ses barrages. Toutefois, les pêcheurs, eux aussi représentés au comité, surveillent de près les rivières du nord-ouest de l'Isère. « Elles sont très influencées par la pluviométrie, poursuit Robert Javellas, tandis que les nôtres, Drac, Romanche, Guiers… sont alimentées actuellement par la fonte des neiges. » Et les pluies annoncées par Météo France jusqu'à fin avril, seraient faibles.

Rendez-vous en mai

Le prochain comité sécheresse se réunira mi-mai. Si les pluies tombées d'ici là sont insuffisantes, il pourrait alors envisager des restrictions.