« Aucune solution concrète n'est proposée »

à Lyon, ELISA FRISULLO

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Lyon-Grenoble, ligne «malade ».
Lyon-Grenoble, ligne «malade ». — M. Pavard / Pleins Titres / 20 Minutes

«Les problèmes que nous rencontrons depuis 5 ans, nous allons les subir pendant encore 10 ans ». Ce constat dressé par Patrice Belvègue, président de l'association dauphinoise des usagers de la ligne Lyon-Grenoble (Adut), de nombreux habitués de l'axe risquent de le partager le 17 février.

Des élus déçus par l'audit
Ce jour-là, la SNCF a prévu de présenter aux associations d'usagers les conclusions de l'audit sur les deux lignes « malades » Lyon-Grenoble et Lyon-Ambérieu, où les dysfonctionnements (retards, pannes) sont presque quotidiens.
L'audit, auquel 20 minutes a eu accès, confirme que ces difficultés sont liées à l'usure du réseau et des infrastructures (gares, voies) « peu performantes » ou « plus adaptées aux besoins de trafic ». Et se borne à rappeler la saturation de la gare de la Part-Dieu, du nœud ferroviaire lyonnais et de la ligne Lyon-Grenoble.
«Mais cet audit ne dit rien de plus que ce que nous savons déjà depuis 5 ans. Ce diagnostic n'est pas bon », déplore Jean-Charles Kohlhass, conseiller régional Europe Ecologie Les Verts (EELV), président de la commission Transports.
« Aucune solution concrète n'est proposée, si ce n'est la diminution de l'offre de trains et leur remplacement par des cars, s'agace Olivier Longeon, conseiller régional EELVL. On ne peut pas abandonner les trains. C'est une question d'aménagement du territoire ».

Encore les cars...

L'audit rappelle la nécessité de supprimer les passages à niveaux et de réaménager les gares de Saint-André-Le-Gaz et Grenoble. Avant l'arrivée de gros porteurs en 2014, il préconise de remplacer des trains par des cars aux heures creuses.