Hollande et Mélenchon en guest stars

Manuel Pavard

— 

François Hollande a répondu aux questions de Nicolas Demorand et Maurice Szafran et du public.
François Hollande a répondu aux questions de Nicolas Demorand et Maurice Szafran et du public. — M.Pavard / Pleins Titres / 20 Minutes

C'étaient, après le forfait d'Eva Joly, les deux temps forts annoncés de ces Etats généraux du renouveau. Ils n'ont pas déçu. Vendredi, François Hollande et Jean-Luc Mélenchon ont été accueillis comme des rock stars à la MC2, dans un Grand théâtre archi-comble. Face aux directeurs de la rédaction de Libération et Marianne, les candidats PS et Front de gauche ont ainsi détaillé tour à tour leur projet.

Salle conquise
François Hollande ouvre le bal et décline les axes de son programme : retrait des troupes d'Afghanistan, réforme fiscale, lutte contre la spéculation, création de 60 000 postes dans l'éducation nationale… Evoquant le financement de cette dernière mesure, il s'étonne : « Personne ne s'interroge pour la TVA sociale ou l'ISF ? » La salle est conquise. Puis, dans une allusion à peine voilée à Nicolas Sarkozy, il prévient : « Si un président en fin de mandat vous dit qu'il a fait des erreurs mais qu'il a changé, alors changez-le ! » Rires et succès garanti à l'applaudimètre.
Deux heures plus tard, Jean-Luc Mélenchon se plie aussi à l'exercice. « Candidat contre l'austérité », le tribun du Front de gauche explique sa « révolution citoyenne » devant un public acquis à sa cause. Très en verve, Mélenchon attaque à tout va, n'oubliant pas son prédécesseur : « Il a soulevé beaucoup de poussière au Bourget mais elle va retomber. » Ses partisans approuvent bruyamment. François Hollande a, lui, déjà plié bagages. Les deux hommes ne se seront pas croisés.

Grenoble, capitale de la politique

Près de 27 000 participants - record battu - sont venus au forum écouter les ténors de la politique. Outre Hollande et Mélenchon, dont les débats ont dû être relayés sur grand écran, Ségolène Royal, Eric Wœrth, Pierre Joxe, Clémentine Autin ou encore Dominique Voynet… étaient à Grenoble, transformée durant trois jours en capitale de la politique.