Il manquerait 600 places en Isère

Florence Roux

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Le 1er février ouvrira à Bonne un nouvel établissement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) de 80 places, la Maison du Bois d'Artas. « C'est satisfaisant, mais il manque encore 200 lits médicalisés dans l'agglomération, où nous accueillons beaucoup de personnes souffrant d'Alzheimer et de pathologies neurodégénératives», pondère Olivier Noblecourt, adjoint au maire, vice-président du CCAS.

Pas de nouveaux crédits
Même constat pour Gisèle Perez, conseillère générale PS, chargée des personnes âgées, qui ne décolère pas au sortir de la conférence régionale de santé et de la solidarité, mercredi à Lyon : « C'est un scandale, lance-t-elle. On nous a annoncé la création de 378 places d'Ehpad en Rhône-Alpes, dont seulement 112 pour le département. Or tous ces projets étaient déjà validés en 2010 ! De 2012 à 2016, l'assurance-maladie ne prévoit aucun crédit médicalisé nouveau pour les 600 places que projette le conseil général. Or elles sont essentielles à la prise en charge : quand les personnes entrent en phase de désorientation et de déambulation, elles doivent entrer dans un établissement. »
A l'Agence régionale de santé, Muriel Lejeune, directeur du handicap et du grand âge, fait le même constat de déficit en lits médicalisés. « L'Isère est même prioritaire ». Mais elle ajoute qu' « aucune décision ferme n'est prise en matière de financement. Nos documents ne sont pas définitifs et soumis à la concertation pour plusieurs mois, avant d'être intégrés dans le projet régional de santé ». Pour a fonctionnaire régionale, le problème est aussi une question de personnel : « Nous voulons travailler avec le conseil général sur le manque de 600 soignants dans l'Isère ».
Il n'empêche, le gel budgétaire pourrait, selon Gisèle Perez, remettre en cause plus de 200 places dans l'agglomération grenobloise. « Dont 80 à Gières, précise-t-elle, et une quarantaine à Grenoble prévues pour doubler la capacité de l‘Ehpad Narwik. »