À chacun son bon plan

Manuel Pavard

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Soldes, top départ ! Ce matin, ils seront des centaines à « faire le pied de grue » sur les trottoirs, attendant fiévreusement l'ouverture des magasins pour dénicher LA bonne affaire. Aline, 29 ans, ne manquerait ça pour rien au monde. La preuve ? « J'ai pris exprès un jour de congé », précise-t-elle. Pour cette assistante commerciale, pas question de partir à l'aveuglette. « J'ai déjà fait mes repérages depuis le retour des vacances. Je ne veux pas que ce haut me passe sous le nez. »

50 000 euros le 1er jour
D'autres usent même de stratagèmes insoupçonnés. Ainsi, Léa, 23 ans, est venue hier « se faire rembourser des vêtements offerts et pas encore portés, en espérant les racheter aujourd'hui quand ils seront soldés ! » Les vendeuses de Zara sont elles aussi sur le pied de guerre. « On embauche des CDD pour la période et on a commencé à préparer les collections dès le 2 janvier », explique Aurélie, responsable du magasin, qui ouvre de 9 h à 20 h (au lieu de 10 h-19 h) durant ces six semaines. « Ça va être la cohue ce matin et pareil samedi, ensuite ça se calmera. Le premier jour, on fait 50 000 € ! » La crise n'aurait-elle pas d'impact ? « Chez nous, elle ne se fait pas sentir, répond Aurélie. Les gens achètent quand même. »

Sous surveillance

La ville renforce la présence policière pendant les soldes. Huit agents supplémentaires tourneront de 14 h à 20 h, dans le centre et à la Caserne de Bonne.