André Vallini affirme avoir « un dossier en béton »

Chantal Féminier

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Le sénateur de l'Isère se dit « serein »
Le sénateur de l'Isère se dit « serein » — FACELLY / SIPA

Le sénateur André Vallini, président du conseil général de l'Isère, accusé devant les prud'hommes de « licenciement abusif, discrimination et harcèlement moral » par une de ses anciennes assistantes parlementaires (voir notre édition d'hier) considère « ces trois points dénués de tout fondement ». Evoquant une « affaire banale », l'élu PS ajoute : « Depuis 25 ans que je suis en politique, c'est la première fois que je vais aux prud'hommes. »

« C'est Hollande qui est visé »
Dans son témoignage à Mediapart, l'ancienne assistante, qui n'a pu être jointe par 20 Minutes, évoque « une mise au placard » et « une longue descente aux enfers ». Son ex-employeur, qui affirme avoir « un dossier en béton », dit lui avoir proposé « plusieurs autres postes » , dont un dans une mairie « où elle s'est disputée avec tout le monde ».
A Grenoble, les commentaires sont divers, parfois contradictoires : « La nouvelle n'a surpris personne », témoigne cet ancien collaborateur, qui évoque des réactions « presque humiliantes » du sénateur dont « l'exigence est parfois poussée au paroxysme ». « Exigeant, certes, admet une ex-salariée du conseil général partie « de son plein gré ». Mais si cela avait été au-delà ce que je pouvais supporter, je ne serais pas restée trois ans et demi à son cabinet. »
Confiant dans le jugement des prud'hommes attendu pour la mi-février et tournant son regard vers l'UMP, l'élu chargé de la justice auprès du candidat PS à la présidentielle regrette : « A travers moi, c'est Hollande qui est visé. »

Transparence

Le président de l'UMP38, Jean-Claude Peyrin, qui « a découvert cette affaire par Mediapart », note qu'André Vallini est « présumé innocent » mais demande à « l'auteur d'amendements sur le harcèlement moral de s'expliquer sur la « valse » de ses collaborateurs.