Olivier, 17 ans, un matheux qui ne se prend pas la tête

Manuel Pavard

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On aurait volontiers imaginé le stéréotype du matheux à lunettes, l'air sérieux et renfrogné, voire un brin pédant. Les clichés ont la vie dure… Mais Olivier Debray ressemble plutôt aux lycéens de sa génération : allure décontractée, sweat capuche et sac à dos, un peu intimidé devant le cérémonial et presque gêné de se retrouver sous les feux des projecteurs. Elève de terminale S au lycée Stendhal de Grenoble, ce jeune homme de 17 ans figure parmi les sept lauréats académiques des Olympiades de mathématiques 2011, récompensés hier au lycée Roger Deschaux de Sassenage.

Logique et déduction
Neuf mois après ce concours, « passé un peu par hasard », il semble toujours ne pas vraiment réaliser mais avoue sa « fierté d'avoir gagné. » En 1re S à l'époque, il se porte volontaire à la fin de l'année 2010 : « Notre prof a demandé qui voulait participer. Ayant de bonnes notes en maths (moyenne de 16) et étant attiré par cette matière depuis le collège, j'ai voulu tenter l'expérience. J'ai toujours eu un esprit logique et de déduction. » S'ensuit une préparation d'une heure par semaine pendant trois mois, avec un ancien élève ayant déjà concouru aux Olympiades. « C'était très intéressant, avec des exercices nouveaux et différents des cours, centrés sur les probabilités, les factorielles. » Sa réussite l'oriente « naturellement vers la spécialité mathématiques en terminale. » Et pour l'avenir ? « Après le bac, j'espère entrer en école d'architecture. Là aussi, les maths me serviront. »

Les Olympiades

Créées en 2000, les Olympiades de mathématiques s'adressent à tous les élèves de 1re générale et technologique, qui planchent sur quatre exercices pendant quatre heures. L'académie de Grenoble a connu en mars une hausse de participation de 140 %.